Avocat accident de la route à Marseille
Vous avez été blessé dans un accident de voiture, de moto, de scooter, à vélo ou comme piéton ? Je vous accompagne pour préparer votre dossier, l’expertise médicale et l’indemnisation de vos préjudices.

Maître Lionel SARFATI
Avocat en dommage corporel à Marseille
Accompagnement personnel des victimes dans leur indemnisation
Premier échange gratuit
Ce qu’il faut savoir après un accident de la route
- Passager, piéton ou cycliste : vous bénéficiez d’une forte protection pour vos blessures, même si vous pensez avoir commis une imprudence.
- Au volant d’une voiture, d’une moto ou d’un scooter, votre faute peut réduire ou exclure votre indemnisation. Le courrier de l’assureur mérite toutefois d’être vérifié.
- Vous pouvez demander une avance pour vos dépenses et pertes de revenus, sans attendre la fin des soins.
- L’expertise médicale doit décrire ce qui a changé dans votre vie, pas seulement dresser la liste des blessures.
- Une offre se vérifie poste par poste : aide à domicile, travail, douleurs, séquelles et besoins futurs.
- Un délit de fuite ou un véhicule non assuré ne signifie pas nécessairement que vous resterez sans indemnisation.
Page rédigée par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011. Présentation actualisée le .
Sommaire de la page
Quelle est votre situation ?
J’étais passager
Le conducteur de votre voiture a provoqué l’accident ? Cela ne vous fait pas perdre votre droit à indemnisation corporelle.
Vos droits comme passagerJ’étais piéton
Vous avez traversé au mauvais endroit ? Ne concluez pas que vous n’avez droit à rien : une imprudence ordinaire ne suffit pas.
Vos droits comme piétonJ’étais à vélo
Face à un véhicule motorisé impliqué, le cycliste bénéficie de la protection des victimes non conductrices, même s’il a commis une erreur.
Vélo et trottinette : distinguer les régimesJe conduisais une voiture
L’assureur retient 50 % ou 100 % de responsabilité ? Il faut vérifier les faits et la faute invoquée avant de renoncer.
Comprendre vos droits au volantJ’étais à moto ou en scooter
Vous êtes un conducteur au sens de la loi. La vitesse, la priorité ou la manœuvre qui vous est reprochée doivent être examinées.
Vos droits à moto ou en scooterJ’ai eu un accident seul
La garantie du conducteur peut couvrir vos blessures selon le contrat. Il faut aussi rechercher un éventuel autre responsable.
Accident seul et garantie du conducteurLe responsable n’était pas assuré
Le Fonds de garantie peut prendre le relais si ses conditions d’intervention sont réunies.
Comprendre les recours possiblesLe conducteur a pris la fuite
Un recours peut rester possible. Notez ce que vous avez vu et recueillez rapidement les témoignages et les images.
Que faire après un délit de fuite ?Que faire après un accident de la circulation ?
- Protégez-vous et faites-vous soigner. Alertez les secours si nécessaire. Faites constater les blessures et les symptômes, même s’ils apparaissent plus tard ; conservez le certificat médical initial et poursuivez le suivi prescrit.
- Gardez les preuves. Photos des véhicules, traces au sol, signalisation, immatriculations, coordonnées des témoins et des assureurs : ces éléments aident à comprendre l’accident. Signalez rapidement les caméras susceptibles d’avoir enregistré la scène.
- Déclarez l’accident. Respectez le délai prévu par votre contrat, souvent cinq jours ouvrés. Conservez votre déclaration, le constat éventuel et une preuve d’envoi.
- Classez vos documents. Comptes rendus, examens, ordonnances, rééducation, arrêts de travail, bulletins de salaire et justificatifs de frais permettront de suivre les conséquences de l’accident.
- Notez vos difficultés concrètes. Qui vous aide à vous habiller, à faire les courses ou à conduire les enfants ? Quelles tâches ne pouvez-vous plus faire au travail ? Un relevé régulier évite d’oublier ces besoins à l’expertise.
Que faire si l’autre conducteur refuse ma version ?
Mieux vaut une absence de constat contradictoire qu’un mauvais constat signé.
Si le tiers exige un croquis ou des cases que vous estimez inexacts, ne signez pas la partie commune. Remplissez votre propre constat ou décrivez les faits par écrit à votre assureur : date, lieu, véhicules, désaccord et témoins. Ajoutez les photographies disponibles. L’absence de constat commun ne dispense pas de déclarer l’accident.
Vous avez déjà signé trop vite, coché la mauvaise case ou accepté un croquis imprécis ? Signalez rapidement et précisément l’erreur par écrit. Conservez le constat signé : des photos, un témoignage, une vidéo ou le procès-verbal peuvent éclairer les circonstances.
En cas de blessures, de fuite ou de refus d’identification, contactez la police ou la gendarmerie lorsque la situation le justifie. Une plainte ne remplace pas les démarches auprès de l’assureur, du Fonds de garantie ou du tribunal : faites vérifier les délais sans attendre la consolidation.
Avez-vous droit à une indemnisation ?
Vous étiez passager, piéton ou cycliste ? Vous êtes très protégé.
Lorsqu’un véhicule motorisé est impliqué, la loi Badinter du 5 juillet 1985 protège largement votre droit à réparation corporelle. Être passager de la voiture responsable, avoir traversé irrégulièrement ou avoir commis une erreur à vélo ne suffit pas à vous priver d’indemnisation.
Les exceptions sont strictes : une faute inexcusable qui serait l’unique cause de l’accident, ou la recherche volontaire de son propre dommage. Elle dépasse de loin une simple imprudence : c’est une faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, qui expose son auteur, sans raison valable, à un danger dont il aurait dû avoir conscience.
Pour les victimes non conductrices de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou titulaires au moment de l’accident d’un titre reconnaissant au moins 80 % d’incapacité permanente ou d’invalidité, seule la recherche volontaire du dommage peut faire obstacle à cette protection corporelle.
Mon assureur me dit que je suis responsable : est-ce terminé ?
Non, pas nécessairement. Le courrier initial d’un assureur n’est pas une décision de justice. Si vous conduisiez, une faute de votre part peut réduire ou exclure votre indemnisation. Il faut cependant vérifier ce qui vous est reproché, les preuves et le lien avec vos dommages.
Une responsabilité annoncée à 50 % ne fait pas disparaître tous vos droits ; une responsabilité retenue à 100 % ne doit pas être acceptée sans comprendre sur quoi elle repose. Je reprends le constat, les cases cochées, le croquis, les témoignages, les photos, les vidéos, la position des véhicules et le procès-verbal lorsqu’il existe.
Vitesse, priorité, téléphone, alcool, stupéfiants ou défaut de ceinture : les faits invoqués doivent être établis et leur portée discutée. L’absence de faute de l’autre conducteur ne suffit pas, à elle seule, à écarter votre demande. Cette analyse concerne aussi les motards et conducteurs de scooter.
Un véhicule peut-il être impliqué sans contact ?
Oui. Si vous êtes tombé à vélo en évitant une voiture, sa manœuvre peut avoir participé à l’accident sans vous toucher. Sa simple présence ne suffit pas : il faut pouvoir expliquer et prouver son rôle. Le guide sur l’implication du véhicule détaille ces situations.
La loi peut aussi s’appliquer sur un parking ou dans un lieu privé, lors d’une manœuvre, de la montée ou de la descente, ou avec un véhicule arrêté. Elle concerne notamment voitures, motos, scooters, camions, bus et leurs remorques. Les trains et tramways sur leurs voies propres relèvent d’autres règles.
Le conducteur ou le gardien d’un véhicule impliqué ne peut vous opposer la force majeure ou la faute d’un tiers pour refuser de réparer le dommage. Cette règle protège aussi le conducteur victime, dont la propre faute reste toutefois à examiner. Dans un carambolage, les discussions entre assureurs ne doivent pas vous empêcher de présenter votre demande.
Un véhicule n’était pas assuré : quels recours restent possibles ?
Puis-je être indemnisé si mon véhicule n’était pas assuré ?
Oui, selon les circonstances. Le défaut d’assurance ne supprime pas automatiquement votre qualité de victime. Il constitue une infraction, mais ne suffit pas à démontrer une faute ayant causé vos blessures. Si un autre véhicule est impliqué, vos droits corporels et matériels doivent être examinés séparément.
Si vous avez perdu seul le contrôle de votre véhicule, il faut vérifier une garantie personnelle ou la responsabilité éventuelle d’un tiers : autre véhicule, défaut de la chaussée, intervention d’un professionnel. Le Fonds de garantie n’a pas vocation à indemniser le conducteur seul responsable de ses propres blessures.
Que se passe-t-il en cas de délit de fuite ou de responsable non assuré ?
Une indemnisation peut rester possible auprès du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages, le FGAO. Le passager d’un véhicule non assuré conserve la protection des victimes non conductrices.
Relevez l’immatriculation si vous le pouvez, recueillez les coordonnées des témoins, photographiez les lieux et déposez plainte rapidement. Les conditions et délais du FGAO doivent être vérifiés tôt ; les règles concernant les dommages matériels sont particulières. N’attendez pas la fin des soins pour constituer la demande.
Comment se déroule votre indemnisation ?
Comprendre l’accident et réunir les pièces
Votre place dans l’accident, les véhicules impliqués et les preuves permettent d’identifier vos droits et l’interlocuteur à saisir. Le dossier médical et les justificatifs complètent cette première analyse.
Demander une provision
Une avance peut aider à payer les soins, les déplacements et l’aide à domicile ou compenser une perte de salaire. Elle ne clôt pas le dossier.
Préparer l’expertise médicale
Le médecin examine les blessures, les douleurs et leurs conséquences. Vos pièces et vos explications sur la vie quotidienne sont essentielles.
Attendre la stabilisation de votre état
La consolidation ne signifie pas la guérison. Elle permet de distinguer les difficultés temporaires des séquelles durables. Sa date doit correspondre à votre évolution médicale.
Chiffrer et discuter l’offre
Chaque préjudice est évalué séparément à partir du rapport et des justificatifs. L’offre de l’assureur est ensuite vérifiée et, si nécessaire, négociée.
Conclure un accord ou saisir le tribunal
Si la discussion amiable n’aboutit pas, une procédure peut être engagée pour obtenir une expertise, une provision ou l’indemnisation définitive.
Peut-on recevoir une avance avant l’indemnisation finale ?
Oui. Même si vous n’êtes pas encore consolidé, une provision peut être demandée en justifiant les besoins et le droit à indemnisation. En cas de désaccord, le juge des référés peut en accorder une dans la limite de l’obligation qui n’est pas sérieusement contestable. Des provisions complémentaires peuvent ensuite être nécessaires.
Qui va m’indemniser ?
L’assureur d’un véhicule impliqué peut intervenir, mais votre propre compagnie peut aussi gérer le dossier. Les assureurs utilisent entre eux des conventions, notamment l’IRCA, qui organisent cette gestion et leurs recours. Elles ne déterminent pas à elles seules vos droits au regard de la loi.
Pourquoi est-ce parfois votre propre assureur qui vous indemnise après un accident ?
Une expertise médicale est fixée : comment la préparer ?
Le médecin ne peut pas deviner que vous dormez mal, que vous ne portez plus votre enfant ou que votre journée de travail est devenue plus pénible. L’expertise sert à décrire ces conséquences et à les relier à l’accident. Le rapport sera ensuite une base importante de l’indemnisation.
Dois-je me rendre seul à l’expertise médicale ?
Vous pouvez être assisté par le médecin de votre choix. Cette aide est particulièrement utile après une hospitalisation, un arrêt de travail, des soins prolongés ou lorsque des séquelles persistent. Le médecin mandaté par l’assureur n’est ni votre médecin traitant ni votre médecin-conseil.
Un médecin-conseil de victime prépare l’examen avec vous et discute les conclusions médicales. Mon rôle est de vérifier que les conséquences personnelles et professionnelles sont documentées. L’assureur doit vous informer au moins quinze jours avant l’examen et rappeler votre droit à cette assistance.
Classez les documents dans l’ordre : certificat initial, urgences, hospitalisations, opérations, examens, prescriptions, rééducation, arrêts de travail et suivi psychologique. Préparez aussi vos doléances pour l’expertise : douleurs, sommeil, toilette, conduite, travail, loisirs, vie familiale et intime.
Décrivez l’aide reçue : quelle tâche, combien de temps, à quelle fréquence ? L’aide d’un conjoint ou d’un parent compte même si personne n’a été rémunéré. Expliquez également ce que vous ne pouvez plus faire comme avant au travail.
Un état de santé antérieur peut-il réduire mon indemnisation ?
Pas automatiquement. Il faut distinguer les troubles déjà présents et leur évolution propre de ceux que l’accident a créés, aggravés ou révélés. Une arthrose visible sur une radiographie n’explique pas, à elle seule, toutes les douleurs apparues après le choc. Présentez vos antécédents sans les dissimuler : la comparaison avant/après aide le médecin à se prononcer.
Le rapport doit être envoyé dans les vingt jours de l’examen, notamment à la victime. S’il manque une difficulté importante ou si la consolidation paraît prématurée, des observations, une nouvelle expertise contradictoire ou une expertise judiciaire peuvent être envisagées. Le guide de l’expertise médicale explique ces démarches.
Ce qui doit être indemnisé
La réparation doit couvrir les conséquences de l’accident, sans perte ni profit. Elle ne se résume ni à un taux de séquelles ni à un montant global. La nomenclature Dintilhac aide à les classer ; ce n’est pas un tarif obligatoire.
Pendant les soins
Frais de santé restés à charge, déplacements, pertes de revenus, aide quotidienne, gêne dans les activités habituelles, souffrances endurées et préjudice esthétique temporaire.
Pour les séquelles durables
Soins futurs, aide humaine, logement ou véhicule adaptés, pertes de revenus futurs, déficit fonctionnel permanent, atteintes à l’apparence, à la vie sexuelle ou au projet familial, et activités de loisir devenues difficiles.
« J’ai repris le travail, mais ce n’est plus comme avant. » La reprise n’efface pas une pénibilité accrue, un poste moins adapté ou une évolution professionnelle abandonnée. Ces difficultés peuvent relever de l’incidence professionnelle, même sans baisse immédiate du salaire.
Les biens endommagés comptent aussi : véhicule, remorquage, privation d’usage, vélo, téléphone ou vêtements. Leurs règles diffèrent de celles des blessures : votre faute peut réduire ou exclure cette réparation matérielle. Les appareils prescrits médicalement suivent, eux, les règles du dommage corporel.
Votre famille peut également subir des frais, une perte de revenus, un préjudice d’affection ou un bouleversement de sa vie. Ces demandes personnelles tiennent compte des limitations éventuellement applicables à la victime directe. En cas de décès, la page sur l’indemnisation des proches après un accident mortel précise leurs droits.
On me propose une indemnisation : comment savoir si elle est correcte ?
Le montant total ne suffit pas. Une offre peut paraître importante tout en laissant de côté plusieurs conséquences de l’accident. Je la rapproche du rapport médical, des frais, des revenus et de votre vie quotidienne.
- Les conclusions médicales correspondent-elles à votre situation ? Séquelles, consolidation, soins futurs et besoins d’aide doivent être examinés.
- L’aide humaine est-elle prise en compte ? L’absence de facture ne permet pas d’écarter l’aide réelle d’un proche.
- Le travail est-il correctement évalué ? Pertes de salaire, pénibilité, reconversion et évolution de carrière ne se confondent pas.
- Les autres préjudices et les déductions sont-ils expliqués ? Loisirs, vie personnelle, prestations sociales et éventuelle réduction du droit à indemnisation doivent apparaître clairement.
Un barème interne de l’assureur ne remplace pas cette analyse. Si un poste manque ou si son évaluation ne paraît pas adaptée, une contre-proposition doit être chiffrée et justifiée. Une offre incomplète ou manifestement insuffisante peut être assimilée par le juge à une absence d’offre ; un retard peut entraîner le doublement du taux de l’intérêt légal, selon les conditions applicables.
Vous êtes encore en soins ou un besoin reste à évaluer ? Une provision complémentaire peut être préférable à une transaction prématurée. Si vous avez déjà signé une transaction, vous disposez de quinze jours à compter de sa conclusion pour la dénoncer par lettre recommandée, ou par envoi recommandé électronique avec demande d’avis de réception.
Une aggravation médicalement constatée peut ouvrir un nouveau recours après consolidation, mais elle ne se confond pas avec une indemnisation initiale simplement mal évaluée. Le guide sur l’offre d’indemnisation de l’assureur détaille les points à contrôler.
Quand consulter un avocat ?
Une expertise fixée, une responsabilité contestée, une offre reçue ou des séquelles qui vous empêchent de reprendre votre vie habituelle sont de bonnes raisons de faire le point. C’est aussi utile si l’assureur invoque un état antérieur, si vous avez besoin d’une provision ou si le FGAO doit intervenir.
Faut-il obligatoirement un avocat ? Non pendant la phase amiable. Une analyse avant l’expertise permet cependant de préparer les pièces et les doléances, de discuter le recours à un médecin-conseil et d’identifier les préjudices à faire examiner.
À vos côtés dans l’indemnisation
J’accompagne personnellement les victimes et leurs proches dans la réparation de leurs préjudices. Je n’interviens pas pour les compagnies d’assurances.
Un dossier suivi personnellement
Je suis votre interlocuteur pour l’analyse des pièces, les demandes de provision, l’expertise, le chiffrage et la négociation, puis la procédure si elle devient nécessaire.
Une pratique ancrée à Marseille
Le cabinet intervient devant le tribunal judiciaire de Marseille.
Une expertise approche ou vous avez reçu une offre ? Nous pouvons faire le point sur votre dossier avant votre décision. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.
Parler de mon dossierHuit exemples de dossiers traités par le cabinet
Un passager mineur, une responsabilité discutée, des difficultés au travail ou un état antérieur : ces dossiers anonymisés illustrent des situations différentes. Les montants correspondent aux résultats déjà publiés par le cabinet.
Sur petit écran, faites défiler le tableau horizontalement pour lire les trois colonnes.
| Victime / dossier | Assureur ou organisme | Résultat obtenu |
|---|---|---|
| Madame A. — Délit de fuite | AIG Europe SA | 8 814,10 € |
| Monsieur B. — Diplopie et incidence professionnelle d'un enseignant | AXA France IARD | 24 385 € |
| Monsieur B. — État antérieur (coiffe des rotateurs) tranché par un sapiteur | AXA France IARD | 21 592,50 € |
| Madame L. — Dossier simple | MAIF au protocole | 7 710,00 € |
| Passagère mineure — luxation de l’épaule | Fonds de garantie (FGAO) | 14 249,00 € |
| Monsieur M. — Polytraumatisme sévère | La Mutuelle de l'Est - GAMEST | 68 062,06 € |
| Madame B. — Passagère non ceinturée conservant son droit entier + incidence professionnelle | Allianz IARD | 37 334,50 € |
| Passagère — séquelles psychologiques après un accident d’autoroute | GMF | 7 970 € |
À retenir : chaque indemnisation dépend des circonstances de l’accident, des responsabilités retenues, des lésions, des séquelles et de la situation personnelle et professionnelle de la victime. Les résultats présentés ne préjugent pas de l’issue d’un autre dossier.
Voir l’ensemble des résultats obtenus par Maître Lionel SARFATI.
Pour comprendre certaines décisions
Les commentaires du cabinet reviennent notamment sur les conséquences d’une offre tardive et sur l’indemnisation après l’explosion d’un véhicule à l’arrêt.
Combien coûte l’accompagnement d’un avocat ?
Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement. Nous regardons vos pièces, les questions urgentes et les prochaines démarches. Si je vous accompagne, les honoraires sont expliqués dans une convention écrite avant votre engagement.
Votre protection juridique peut prendre en charge une partie des frais dans les limites du contrat. L’aide juridictionnelle peut aussi être sollicitée sous ses conditions propres. Une participation aux frais de procédure peut être demandée au juge, sans garantie qu’elle couvre tous les honoraires. Les modalités sont présentées sur la page honoraires.
Apportez ce que vous avez : constat ou déclaration, courriers d’assurance, certificat médical, arrêts de travail, rapport d’expertise, offre, photos et justificatifs de revenus. L’absence de certaines pièces ne doit pas retarder le premier échange.
Avocat au Barreau de Marseille depuis 2011, j’accompagne personnellement les victimes de dommage corporel dans leur indemnisation. Établi 56 Rue Paradis à Marseille, je défends les victimes devant le tribunal judiciaire de Marseille.
Les questions qui se posent souvent après l’accident
L’absence de constat amiable empêche-t-elle l’indemnisation ?
Non. Une déclaration personnelle, un procès-verbal, des témoins, des photos, des vidéos, les dégâts ou une expertise technique peuvent établir les circonstances. Il faut toutefois déclarer rapidement l’accident à votre assureur, même sans constat signé à deux.
Quel délai l’assureur doit-il respecter pour faire une offre ?
Pour les blessures, une offre doit en principe intervenir dans les huit mois de l’accident. Elle peut être provisionnelle si la consolidation n’était pas connue de l’assureur dans les trois premiers mois. L’offre définitive doit alors suivre dans les cinq mois de l’information sur la consolidation.
Lorsque la responsabilité n’est pas contestée et que le dommage est entièrement chiffré, l’offre motivée doit intervenir dans les trois mois de la demande ; sinon, une réponse motivée est due dans ce délai. Le délai le plus favorable à la victime s’applique, sous réserve des règles légales de suspension ou de prolongation.
Faut-il déposer plainte après un accident et comment obtenir le procès-verbal ?
La plainte n’est pas une condition générale de l’indemnisation. Elle peut être particulièrement utile en cas de blessures, de fuite, d’infraction ou de désaccord sérieux. Le procès-verbal peut être obtenu selon la procédure applicable, notamment auprès de l’assureur ou par l’avocat. Si vos déclarations ont été mal retranscrites, signalez-le rapidement par écrit et rassemblez les éléments objectifs qui les précisent.
Mes douleurs sont apparues plusieurs jours après l’accident : puis-je encore être indemnisé ?
Oui, ce décalage ne ferme pas automatiquement vos droits. Consultez sans attendre et décrivez au médecin l’accident, la date d’apparition des symptômes et leur évolution. Conservez les certificats, examens et prescriptions : cette chronologie aide à établir le lien avec l’accident, notamment si les soins ont été interrompus.
Dois-je déclarer l’accident à la CPAM et à mon employeur ?
Informez votre caisse lorsque les soins ou arrêts sont liés à un accident causé par un tiers, et signalez-le aux soignants. S’il s’agit d’un accident pendant le travail ou sur le trajet domicile-travail, prévenez rapidement votre employeur. Les démarches d’accident du travail ou de trajet peuvent se combiner avec le recours contre l’assureur du véhicule impliqué, sans indemniser deux fois le même préjudice.
Puis-je être indemnisé si le conducteur responsable est un proche ?
Oui. Être passager du véhicule conduit par votre conjoint, un parent ou un ami ne fait pas perdre le droit à réparation corporelle. La demande est en principe adressée à l’assureur du véhicule, sans solliciter le patrimoine personnel du proche assuré. Les circonstances et la situation d’assurance doivent néanmoins être vérifiées.
Puis-je changer d’avocat ou demander un second avis ?
Oui, même si le dossier est déjà engagé. Avant tout changement, demandez un point sur les démarches accomplies, les échéances, les sommes reçues et les honoraires restant dus. Le dossier peut ensuite être transmis au nouvel avocat dans le respect des règles professionnelles.
Sources juridiques officielles
Cette page a été rédigée à partir des textes en vigueur et de la jurisprudence relative à l’indemnisation des accidents de la circulation. Les principales références peuvent être consultées directement sur les sites officiels :
- Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter — Légifrance
- Article L.211-9 du Code des assurances — délais de l’offre d’indemnisation
- Article L.211-13 du Code des assurances — doublement du taux de l’intérêt légal
- Article L.211-16 du Code des assurances — dénonciation de la transaction
- Article R.211-43 du Code des assurances — information et assistance lors de l’examen médical
- Article R.211-44 du Code des assurances — communication du rapport médical
- Article R.211-5 du Code des assurances — accidents, incendies, explosions et chute des accessoires ou objets transportés
- Assurance Maladie — déclarer un accident causé par un tiers à la CPAM
- Assurance Maladie — démarches en cas d’accident du travail ou de trajet
- Cour de cassation — implication des véhicules stationnés et accidents complexes
- Cour de cassation — définition de la faute inexcusable au sens de l’article 3
Au Barreau de Marseille depuis 2011. Premier rendez-vous gratuit, sans engagement. 5/5 sur plus de 190 avis Google : lire les avis du cabinet.
Vous avez été victime d’un accident de la route ?
Faisons le point sur votre situation, les pièces disponibles et les prochaines démarches. Premier échange gratuit.