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Domaine d’intervention — Accidents de la circulation

Avocat Accident de la Circulation à Marseille

Conducteur, passager, piéton ou cycliste, victime d’un accident de la route ou d’un accident de la circulation : la loi Badinter du 5 juillet 1985 organise un régime protecteur d’indemnisation. Votre avocat vérifie son application et défend la réparation de l’ensemble de vos préjudices.

Rédigé et mis à jour le par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

En bref
  • Piéton, cycliste et passager sont indemnisés intégralement de leur dommage corporel, même en cas d'imprudence (sauf faute inexcusable exclusive, rarissime).
  • Le conducteur est indemnisé, mais sa propre faute de conduite peut réduire son droit.
  • L’assureur doit présenter une offre dans les délais prévus par la loi ; un retard ou une offre irrégulière peut entraîner, sous certaines conditions, la majoration des intérêts.
  • En cas de délit de fuite ou de responsable non assuré, le FGAO peut intervenir sous certaines conditions.
  • Maître Lionel SARFATI intervient à Marseille et dans tout le ressort de la cour d'appel d'Aix — premier rendez-vous gratuit.
  • Votre avocat vérifie chaque poste de préjudice de votre dommage corporel avant toute signature d'offre : c'est souvent là que se joue l'essentiel de votre indemnisation.
Loi Badinter — 5 juillet 1985

Comprendre vos droits à indemnisation, article par article

La loi du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, organise l’indemnisation des victimes d’un accident de la circulation dans lequel un véhicule terrestre à moteur est impliqué. Elle protège fortement les victimes, mais le droit applicable varie selon leur qualité de conducteur, passager, piéton ou cycliste.

Article 1er : quand la loi Badinter s’applique-t-elle ?

Trois éléments doivent être réunis : un accident de la circulation, un véhicule terrestre à moteur et l’implication de ce véhicule. La notion couvre notamment les voitures, motos, scooters, camions, autobus, remorques et semi-remorques. Les chemins de fer et tramways circulant sur des voies qui leur sont propres sont exclus ; à Marseille, la configuration exacte de la voie du tramway doit donc être vérifiée.

La circulation est entendue largement : rue, parking, propriété privée ouverte à la circulation, manœuvre, montée ou descente, véhicule arrêté ou stationné. Un contact matériel n’est pas toujours nécessaire. Un véhicule peut être impliqué si sa manœuvre, son freinage ou sa position a participé à l’accident, par exemple lorsqu’un cycliste chute en l’évitant. Sa simple présence sur les lieux ne suffit toutefois pas. Notre guide consacré à l’implication du véhicule détaille ces situations.

Incendie ou explosion d’un véhicule : que couvre l’article R.211-5 du Code des assurances ?

L’obligation d’assurance automobile ne concerne pas uniquement les collisions. L’article R.211-5 du Code des assurances prévoit la réparation des dommages corporels ou matériels résultant des accidents, incendies ou explosions causés par le véhicule, par les accessoires et produits servant à son utilisation, ainsi que par les objets ou substances qu’il transporte. Il vise également la chute de ces accessoires, objets, substances ou produits.

Un véhicule peut donc relever de l’assurance automobile alors qu’il est arrêté, stationné ou que son moteur est éteint, selon l’origine du sinistre et les circonstances. L’absence de collision ne permet pas, à elle seule, d’écarter la garantie. Il faut déterminer le rôle du véhicule, de ses équipements, des produits nécessaires à son utilisation ou de ce qu’il transportait dans le déclenchement de l’incendie ou de l’explosion. Le cas d’un véhicule stationné ayant pris feu est développé dans notre analyse consacrée à l’explosion d’un camping-car et à l’indemnisation des victimes brûlées.

Article 2 : la force majeure et le fait d’un tiers ne sont pas opposables

Le conducteur ou le gardien d’un véhicule impliqué ne peut refuser d’indemniser la victime en invoquant la force majeure ou la faute d’un tiers. Cette protection bénéficie aussi au conducteur victime. Lors d’un carambolage, les assureurs peuvent exercer leurs recours entre eux : leurs discussions ne doivent pas empêcher la victime de faire valoir son droit.

Article 3 : piétons, passagers et cyclistes sont particulièrement protégés

Les victimes non conductrices sont en principe intégralement indemnisées de leurs dommages corporels, même lorsqu’elles ont commis une imprudence. Un piéton qui traverse irrégulièrement, un passager transporté par le conducteur responsable ou un cycliste ayant commis une erreur ne perd donc pas automatiquement son droit.

Seule une faute inexcusable ayant été la cause exclusive de l’accident peut être opposée. La jurisprudence la définit strictement comme une faute volontaire d’une exceptionnelle gravité exposant, sans raison valable, son auteur à un danger dont il aurait dû avoir conscience. Les victimes de moins de 16 ans, de plus de 70 ans ou titulaires d’un titre reconnaissant au moins 80 % d’incapacité ou d’invalidité bénéficient d’une protection renforcée. La recherche volontaire du dommage demeure l’exception prévue par la loi.

Article 4 : le conducteur victime peut lui aussi être indemnisé

La faute du conducteur peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses propres dommages, mais une responsabilité partielle ne signifie pas automatiquement absence totale d’indemnisation. Vitesse, priorité, téléphone, alcool, stupéfiants ou défaut de ceinture doivent être établis et examinés au regard de leur incidence sur le dommage.

L’absence de faute de l’autre conducteur ne suffit pas, à elle seule, à rejeter la demande. La position initiale de l’assureur et le pourcentage de réduction peuvent être contestés à partir du constat, des témoignages, des vidéos, des dégâts et, si nécessaire, d’une expertise accidentologique. Consultez l’analyse complète de la faute du conducteur victime au titre de l’article 4. Les conducteurs de moto ou scooter relèvent également de ce régime.

Articles 5 et 6 : dommages matériels et préjudices des proches

La faute de la victime peut limiter ou exclure l’indemnisation de ses biens : véhicule, vélo, téléphone, vêtements ou objets transportés. Les appareils délivrés sur prescription médicale sont toutefois indemnisés selon les règles applicables aux atteintes à la personne.

Le conjoint, les enfants, les parents ou d’autres proches peuvent aussi être indemnisés de leur préjudice personnel : affection, pertes de revenus, frais et bouleversement des conditions de vie. Leur droit tient compte des limitations éventuellement applicables à la victime directe. L’aide familiale apportée à la victime doit par ailleurs être évaluée, même sans facture.

Les premiers jours

Que faire après un accident de la circulation à Marseille ?

  1. Protéger et alerter. Sécurisez les lieux et appelez les secours si l’état d’une victime le nécessite. Certaines douleurs apparaissent plusieurs heures après le choc.
  2. Recueillir les preuves. Photographiez les véhicules, la chaussée, la signalisation et les traces. Relevez les identités, immatriculations, assurances et coordonnées des témoins. Signalez rapidement les caméras susceptibles d’avoir enregistré la scène.
  3. Consulter un médecin. Faites constater sans délai toutes les lésions, y compris les symptômes neurologiques ou psychologiques. Conservez certificat médical initial, examens, ordonnances, comptes rendus et arrêts de travail.
  4. Déclarer l’accident. Adressez votre déclaration à l’assureur dans le délai contractuel, souvent cinq jours ouvrés, sans reconnaissance improvisée de responsabilité. Gardez une copie et une preuve d’envoi.
  5. Constituer le dossier. Classez les documents médicaux, dépenses, pertes de revenus, frais de déplacement et aides reçues. Un relevé chronologique des douleurs et difficultés quotidiennes prépare utilement l’expertise.

Le conseil de Maître Lionel SARFATI sur le constat amiable

Mieux vaut une absence de constat contradictoire qu’un mauvais constat signé.

Si le tiers refuse de reconnaître votre version ou exige un croquis et des cases que vous estimez inexacts, ne signez pas la partie commune. Votre signature confirme votre accord sur les informations qui y figurent et une concession faite sous la pression peut ensuite fragiliser durablement le dossier.

L’absence de constat commun ne dispense jamais de déclarer l’accident. Remplissez seul votre constat ou adressez une déclaration unilatérale circonstanciée précisant la date, le lieu, les véhicules, votre version, le refus du tiers et l’identité des témoins. Joignez croquis, photographies, vidéos et certificat médical. Relevez avant de partir la plaque, l’identité et l’assureur du tiers. S’il refuse de s’identifier, tente de fuir ou si des personnes sont blessées, contactez les services de police ou de gendarmerie lorsque la situation le justifie.

Vous n’étiez pas assuré : vous pouvez néanmoins être indemnisé

Le défaut d’assurance ne supprime pas automatiquement votre qualité de victime. Il constitue une infraction susceptible d’être sanctionnée, mais cette question est distincte du droit à réparation contre le conducteur ou le gardien d’un autre véhicule impliqué.

Si vous conduisiez un véhicule non assuré et qu’un autre véhicule est impliqué, vous pouvez demander l’indemnisation de vos blessures et de vos dommages matériels. Le seul défaut d’assurance ne constitue pas, à lui seul, une faute de conduite ayant causé l’accident ou aggravé les blessures. Une éventuelle réduction doit reposer sur une faute établie et en lien avec votre dommage.

La demande peut couvrir les dépenses de santé, pertes de revenus, aide humaine, séquelles et autres postes corporels, mais aussi le véhicule, le remorquage, la privation d’usage et les objets endommagés. L’article 5 permet toutefois de réduire les dommages matériels si une faute de la victime a contribué à l’accident.

Le passager d’un véhicule non assuré conserve, pour sa part, la protection des victimes non conductrices. Si le responsable est non assuré ou inconnu après un délit de fuite, le FGAO peut intervenir sous conditions et dans des délais spécifiques. En revanche, si vous êtes seul responsable ou perdez seul le contrôle d’un véhicule non assuré, les possibilités sont beaucoup plus limitées : il faut rechercher l’implication éventuelle d’un autre véhicule, un défaut de la chaussée, la responsabilité d’un professionnel ou une garantie personnelle.

Maître Lionel SARFATI conseille régulièrement ces victimes et distingue dans chaque dossier l’infraction de défaut d’assurance, l’implication des véhicules, la faute éventuelle et les droits corporels et matériels. Ne renoncez donc jamais à faire examiner votre situation pour ce seul motif.

N’attendez pas l’expiration d’un délai

Les délais ne sont pas identiques selon qu’il s’agit de déclarer l’accident, de saisir un assureur, le FGAO ou une juridiction. Une plainte pénale ne dispense pas d’accomplir les démarches indemnitaires utiles. N’attendez ni la consolidation ni l’offre définitive pour faire vérifier la prescription et les échéances propres à votre dossier.

Du dossier au paiement

Comment se déroule votre indemnisation ?

Étape 1

Droit à indemnisation

L’assureur recueille les circonstances, la qualité de la victime et les premières pièces médicales. Sa position sur une faute ou un partage n’est pas définitive et doit être vérifiée au regard de la loi Badinter.

Étape 2

Provision

Une avance peut être demandée avant la consolidation pour faire face aux pertes de salaire, soins, déplacements, matériel et aide humaine. Elle ne clôt pas le dossier. En cas de refus injustifié, une demande judiciaire peut être envisagée.

Étape 3

Expertise médicale

L’expert décrit les blessures, incapacités, douleurs, besoins d’aide et conséquences professionnelles. La victime peut être assistée par son propre médecin-conseil indépendant.

Étape 4

Consolidation

La consolidation correspond à la stabilisation de l’état, non à la guérison. Elle sépare les préjudices temporaires des séquelles permanentes et ne doit pas être fixée prématurément.

Étape 5

Chiffrage et offre

Chaque poste est évalué séparément. L’assureur doit présenter une offre dans les délais légaux ; elle peut être négociée ou refusée.

Étape 6

Négociation ou tribunal

Lorsque l’offre ne répare pas intégralement le dommage, une contre-proposition est présentée poste par poste. À défaut d’accord, le tribunal peut ordonner une expertise, accorder une provision et fixer l’indemnisation.

Expertise médicale : ne vous présentez pas seul face au médecin de l’assureur

L’expertise est l’étape où se construit l’évaluation du dommage. Le médecin mandaté par l’assureur n’est ni votre médecin traitant ni votre médecin-conseil. La loi prévoit que vous soyez informé au moins quinze jours avant l’examen et que vous puissiez vous faire assister par le médecin de votre choix.

Préparez un dossier chronologique comprenant certificat initial, urgences, hospitalisations, opérations, examens, ordonnances, rééducation, arrêts de travail et suivi psychologique. Rédigez aussi des doléances concrètes : sommeil, toilette, conduite, tâches domestiques, travail, loisirs, vie familiale et intime. Décrivez l’aide réellement fournie par vos proches, même gratuitement.

Les antécédents ne doivent pas être dissimulés. Il faut déterminer si l’accident a créé, aggravé ou révélé une pathologie. Après l’examen, contrôlez la consolidation, le déficit fonctionnel, les souffrances, la tierce personne et les conséquences professionnelles. Le rapport doit être communiqué à la victime dans le délai réglementaire. S’il est incomplet, des observations, une nouvelle expertise contradictoire ou une expertise judiciaire peuvent être demandées. Consultez notre guide complet de l’expertise médicale.

Consultez avant l’expertise médicale, pas après : c’est à ce stade que se joue l’évaluation de la majorité de vos préjudices.

Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

Le principe de réparation intégrale impose de replacer la victime, autant que possible, dans la situation qui aurait été la sienne sans l’accident. La nomenclature Dintilhac classe les préjudices sans constituer un tarif obligatoire.

Avant la consolidation

Dépenses de santé, frais divers, pertes de revenus, aide temporaire par une tierce personne, déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées et préjudice esthétique temporaire.

Après la consolidation

Soins futurs, logement et véhicule adaptés, aide humaine permanente, pertes de gains futurs, incidence professionnelle, déficit fonctionnel permanent, préjudices esthétique, sexuel, d’établissement et d’agrément.

L’aide familiale est indemnisable même sans facture. La reprise du travail n’exclut pas l’incidence professionnelle si les séquelles entraînent pénibilité, dévalorisation ou abandon d’une évolution. Les proches peuvent demander leurs propres pertes, frais et préjudices d’affection ou d’accompagnement. Une offre globale ne permet pas ce contrôle : chaque poste doit être médicalement documenté, justifié et chiffré séparément.

Comment reconnaître et contester une offre insuffisante ?

L’offre de l’assureur n’est pas la valeur définitive du dossier. Elle doit préciser les postes retenus, les bases de calcul, les prestations déduites et toute réduction liée à une faute. Soyez particulièrement vigilant si l’assureur oublie l’aide humaine ou l’incidence professionnelle, retient une consolidation précoce, écarte les séquelles au nom d’un état antérieur ou applique un partage non prouvé.

Les arguments d’assureur à contrôler

« Vous êtes en tort. » Pour un conducteur victime, exigez la faute précise, la preuve invoquée et la justification du pourcentage. « Il n’y a pas eu de choc. » Le contact n’est pas indispensable si le rôle du véhicule est prouvé. « Vos douleurs viennent d’un état antérieur. » Il faut distinguer l’affection préexistante de l’aggravation ou de la décompensation provoquée par l’accident. « Vous êtes consolidé. » La stabilisation doit reposer sur l’évolution médicale, pas sur la volonté de clôturer le dossier. « Notre barème ne prévoit pas ce poste. » La réparation s’apprécie selon le préjudice réellement subi, non selon un plafond interne.

L’article L.211-9 du Code des assurances impose une offre dans les huit mois de l’accident. Si l’état n’est pas consolidé, elle peut être provisionnelle. L’offre définitive doit être présentée dans les cinq mois suivant l’information de la consolidation, le délai le plus favorable s’appliquant. Une offre tardive, incomplète ou manifestement insuffisante peut ouvrir droit, sous le contrôle du juge, au doublement du taux de l’intérêt légal.

La contre-proposition doit analyser le rapport, chiffrer chaque poste et expliquer les déductions sociales. Il est souvent préférable de demander une provision complémentaire plutôt que de signer trop tôt. Une transaction peut être dénoncée dans les quinze jours de sa conclusion par envoi recommandé. Passé ce délai, une véritable aggravation médicalement constatée peut ouvrir un nouveau recours, mais elle ne se confond pas avec un préjudice initial simplement mal évalué. Consultez notre guide pour analyser l’offre de l’assureur.

Une expertise approche ou une offre est déjà sur la table ? Ne signez rien sans un contrôle poste par poste. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.

Pourquoi être assisté par un avocat dès le début ?

L’avocat n’est pas obligatoire pendant la phase amiable, mais l’assureur dispose de ses gestionnaires, médecins et méthodes d’évaluation. Une intervention avant l’expertise permet de préserver les preuves, contester une faute, demander une provision, choisir un médecin-conseil et identifier les postes les plus disputés.

Exclusivement les victimes

Maître Lionel SARFATI ne défend jamais les compagnies d’assurances. Son intervention est exclusivement orientée vers la réparation des victimes et de leurs proches.

Un dossier suivi personnellement

Analyse, expertise, provision, chiffrage, négociation et procédure sont suivis par un interlocuteur identifié jusqu’au paiement.

Une pratique ancrée à Marseille

Le cabinet intervient devant le tribunal judiciaire de Marseille et dans le ressort de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

Ce que permet le premier rendez-vous gratuit

Le cabinet vérifie le régime applicable, identifie les assureurs et organismes concernés, examine les premières pièces, repère les urgences et les délais, puis expose les démarches à entreprendre. Si une intervention est proposée, ses modalités et ses honoraires sont présentés dans une convention écrite avant tout engagement.

Pour un premier examen, réunissez si possible constat ou déclaration, coordonnées des assureurs, procès-verbal, certificat médical, arrêts de travail, rapports, offres, photographies et justificatifs de revenus. L’absence de certaines pièces ne doit pas retarder la prise de contact.

Résultats obtenus

Décisions et indemnisations obtenues par Maître Lionel SARFATI

Une sélection de dossiers d'accidents de la circulation menés à leur terme, anonymisés dans le respect de la confidentialité des clients.

Victime / dossierAssureurRésultat obtenu
Madame A. — Délit de fuiteAIG Europe SA8 814,10 €
Monsieur B. — Diplopie et incidence professionnelle d'un enseignantAXA France IARD24 385 €
Monsieur B. — État antérieur (coiffe des rotateurs) tranché par un sapiteurAXA France IARD21 592,50 €
Madame C. — Choc avec un poids lourd et stress post-traumatiqueAIG EUROPE SA12 639,18 €
Madame G. — Zone Vitrolles + délit de fuiteMAAF7 343,80 €
Madame L. — Dossier simpleMAIF au protocole7 710,00 €
Monsieur L. — Passager mineurFonds de Garantie des Victimes14 249,00 €
Monsieur M. — Polytraumatisme sévèreLa Mutuelle de l'Est - GAMEST68 062,06 €
Madame M. — Demande de doublement des intérêts légaux rejetée par le tribunalMAAF Assurances SA7 710,30 €
Madame M. — Convention IRCAALLIANZ IARD13 910 €
Monsieur Z. — PassagerPACIFICA10 988,00 €
Madame B. — Passagère non ceinturée conservant son droit entier + incidence professionnelleAllianz IARD37 334,50 €
Monsieur P. — Choc arrière entre deux minibus et séquelles cervicalesAXA France IARD6 412,00 €

À retenir : chaque indemnisation dépend des circonstances de l’accident, des responsabilités retenues, des lésions, des séquelles et de la situation personnelle et professionnelle de la victime. Les résultats présentés ne préjugent pas de l’issue d’un autre dossier.

Voir l'ensemble des résultats obtenus par Maître Lionel SARFATI.

Décisions commentées par Maître Lionel SARFATI

Jurisprudence : accidents de la circulation à Marseille

Faute inexcusable de la victime : le piéton, même alcoolisé, reste indemnisé

Percuté de nuit avec 3,90 g/l, un piéton obtient la réparation intégrale de son préjudice : la faute inexcusable ne se présume jamais et s’apprécie strictement. Loi Badinter — Tribunal judiciaire de Marseille.

Doublement des intérêts légaux : quand le retard de l’assureur augmente l’indemnisation

Offre tardive, dérisoire ou silence gardé : quatre jugements où la sanction de l’article L.211-13 du code des assurances a alourdi la condamnation de l’assureur. Quatre décisions commentées.

Explosion d’un véhicule à l’arrêt : l’assurance doit indemniser les victimes brûlées

Un camping-car stationné prend feu : le contrat d’assurance automobile couvre aussi le dommage corporel des occupants, moteur éteint. Article R.211-5 du code des assurances.

Incidence professionnelle : le guide complet du préjudice que les assureurs minorent

Trois jugements marseillais, aucun salaire perdu, et pourtant de 3 000 à 75 000 € alloués : pénibilité, dévalorisation, carrière brisée — le poste se démontre. Nomenclature Dintilhac — trois décisions commentées.

Maître Lionel SARFATI

Honoraires et zone d'intervention

Beaucoup de victimes redoutent le coût d'un avocat. Une protection juridique peut prendre en charge tout ou partie des honoraires dans les limites du contrat, et l'aide juridictionnelle peut être sollicitée sous ses conditions propres. Une indemnité au titre des frais de procédure peut aussi être demandée au juge, sans être automatique ni nécessairement égale aux honoraires réellement dus. Les modalités sont fixées par une convention écrite dès le premier rendez-vous — voir la page honoraires.

Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011, a fait le choix de ne défendre que des victimes de dommage corporel et jamais les intérêts d’une compagnie d’assurances face à une victime. Établi 56 Rue Paradis à Marseille, Maître Lionel SARFATI défend les victimes devant le tribunal judiciaire de Marseille et l'ensemble des juridictions du ressort de la cour d'appel d'Aix-en-Provence : Aix-en-Provence, Aubagne, Toulon, Salon-de-Provence, Martigues, Vitrolles, La Ciotat et Istres.

FAQ

FAQ — Accident de la route

Droit à indemnisation et circonstances de l’accident

Puis-je être indemnisé si je suis partiellement responsable ?

Oui. Une faute du conducteur peut réduire ou exclure son indemnisation, mais une responsabilité partielle ne supprime pas automatiquement tous ses droits. Piétons, passagers et cyclistes non motorisés sont en principe intégralement indemnisés de leur dommage corporel, sauf faute inexcusable constituant la cause exclusive de l'accident.

Puis-je être indemnisé si mon véhicule n'était pas assuré ?

Oui, selon les circonstances. Le défaut d'assurance est une infraction, mais il ne supprime pas automatiquement votre qualité de victime. Lorsqu'un autre véhicule est impliqué, vos blessures et vos dommages matériels peuvent être indemnisés. Le seul défaut d'assurance ne constitue pas nécessairement une faute ayant contribué à votre dommage.

Que faire si l'autre conducteur refuse ma version ?

Ne signez pas un constat commun inexact. Remplissez votre propre constat ou adressez une déclaration unilatérale circonstanciée à votre assureur avec croquis, photographies, témoins et informations sur le véhicule adverse. Mieux vaut une absence de constat contradictoire qu'un mauvais constat signé, mais l'accident doit toujours être déclaré dans le délai contractuel.

L'absence de constat amiable empêche-t-elle l'indemnisation ?

Non. Les circonstances peuvent être établies par une déclaration unilatérale, un procès-verbal, des témoignages, photographies, vidéos, dégâts ou une expertise technique. L'absence de constat commun ne dispense toutefois pas de déclarer rapidement l'accident.

Un véhicule peut-il être impliqué sans contact ?

Oui. Une manœuvre, un freinage ou une position ayant participé à l'accident peut caractériser l'implication, par exemple si un cycliste chute en évitant une voiture. La simple présence du véhicule sur les lieux ne suffit cependant pas : son intervention doit être prouvée.

Assureur, expertise et offre d’indemnisation

Quel délai l'assureur doit-il respecter pour faire une offre ?

Une offre doit être présentée dans les huit mois de l'accident. Si l'état n'est pas consolidé, elle peut être provisionnelle. L'offre définitive doit ensuite intervenir dans les cinq mois suivant l'information de la consolidation, le délai le plus favorable à la victime s'appliquant.

Comment reconnaître une offre insuffisante ?

Contrôlez-la poste par poste. L'aide humaine, l'incidence professionnelle, les soins futurs, les pertes de revenus ou le préjudice d'agrément sont souvent discutés. Il faut aussi vérifier le rapport médical, les prestations sociales déduites et tout partage de responsabilité. Une offre incomplète ou manifestement insuffisante peut être assimilée à une absence d'offre.

Dois-je me rendre seul à l'expertise médicale ?

Il est déconseillé de s'y présenter seul en cas d'hospitalisation, d'arrêt de travail, de soins prolongés ou de séquelles. La victime peut être assistée par le médecin de son choix. Un médecin-conseil indépendant prépare les doléances et discute l'évaluation avec le médecin mandaté par l'assureur.

Peut-on recevoir une avance avant l'indemnisation finale ?

Oui. Une provision peut être demandée avant la consolidation lorsque le droit à indemnisation n'est pas sérieusement contestable. Elle peut couvrir pertes de revenus, soins, aide humaine et dépenses urgentes. Elle constitue une avance et ne clôt pas le dossier.

Que se passe-t-il en cas de délit de fuite ou de responsable non assuré ?

Le FGAO peut intervenir sous conditions lorsque le responsable est inconnu ou non assuré. Relevez l'immatriculation si possible, recueillez les témoins, photographiez les lieux et déposez plainte rapidement. Les conditions relatives aux dommages matériels doivent être vérifiées particulièrement tôt.

Faut-il obligatoirement un avocat ?

Non pendant la phase amiable. Son intervention permet toutefois de contrôler le droit, choisir un médecin-conseil, préparer l'expertise, demander une provision et chiffrer chaque préjudice. Il est préférable de consulter avant l'expertise plutôt qu'après l'offre.

Combien coûte un avocat en dommage corporel ?

Les modalités sont fixées dans une convention écrite. Une protection juridique ou l'aide juridictionnelle peut prendre en charge tout ou partie des frais. Maître Lionel SARFATI propose un premier rendez-vous gratuit afin d'examiner le dossier et de présenter les honoraires sans engagement.

Démarches particulières et choix de l’avocat

Faut-il déposer plainte après un accident et comment obtenir le procès-verbal ?

La plainte n’est pas une condition générale de l’indemnisation. Elle est toutefois particulièrement utile en cas de blessures, de délit de fuite, d’infraction, de désaccord sérieux sur les circonstances ou de refus d’identification. Le procès-verbal peut ensuite être obtenu selon la procédure applicable, souvent par l’intermédiaire de l’assureur ou de l’avocat. Si une déclaration retranscrite est inexacte ou incomplète, signalez-le rapidement par écrit et réunissez tous les éléments objectifs disponibles : photographies, témoins, vidéos, données du véhicule et certificats médicaux.

Mes douleurs sont apparues plusieurs jours après l’accident : puis-je encore être indemnisé ?

Oui, une apparition différée des symptômes n’exclut pas automatiquement l’indemnisation. Consultez cependant sans attendre, décrivez précisément l’accident et l’évolution des douleurs, puis conservez le certificat médical, les examens et les prescriptions. Plus le délai ou l’interruption des soins est important, plus l’assureur risque de discuter le lien entre l’accident et les lésions : le dossier médical doit donc permettre d’expliquer cette chronologie.

Un état de santé antérieur peut-il réduire mon indemnisation ?

Pas automatiquement. Il faut distinguer les troubles qui existaient déjà et auraient évolué indépendamment de l’accident, de l’aggravation ou de la révélation d’un état antérieur jusque-là silencieux. L’expert doit rechercher les conséquences réellement imputables à l’accident. Ne dissimulez aucun antécédent : une analyse médicale précise et comparative protège mieux vos droits qu’une présentation incomplète.

Dois-je déclarer l’accident à la CPAM et à mon employeur ?

Oui lorsque vos soins ou arrêts sont liés à un accident causé par un tiers : informez votre caisse d’assurance maladie et signalez cette origine aux professionnels de santé. Si l’accident est survenu pendant le travail ou sur le trajet entre le domicile et le travail, prévenez aussi rapidement votre employeur afin que le régime de l’accident du travail ou de trajet puisse être examiné. Ces démarches n’empêchent pas la demande d’indemnisation contre l’assureur du véhicule impliqué.

Puis-je être indemnisé si le conducteur responsable est un proche ?

Oui. Être passager du véhicule conduit par un conjoint, un parent ou un ami ne fait pas perdre le droit à indemnisation du dommage corporel. La demande est, en principe, dirigée contre l’assureur du véhicule et non contre le patrimoine personnel du proche assuré. Il faut néanmoins vérifier les circonstances, les garanties et l’identité de tous les véhicules impliqués.

Puis-je changer d’avocat ou demander un second avis ?

Oui. Vous restez libre de choisir votre avocat et de solliciter un second avis, même si une procédure amiable ou judiciaire a déjà commencé. Avant tout changement, demandez un point précis sur les diligences accomplies, les échéances, les fonds reçus et les honoraires restant dus. Le dossier peut ensuite être transmis au nouvel avocat dans le respect des règles professionnelles.

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Situations prioritaires après un accident de la route

Qualité de la victime, présence d’un tiers et décès modifient le régime et les preuves à réunir. Ces guides répondent aux recherches les plus urgentes sans créer une seconde page générale sur l’accident de voiture.

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