Accueil Résultats obtenus Accident de la route à Marseille — passagère non ceinturée indemnisée
Marseille — accident de la circulation, passagère

37 334 € après un accident de la route, passagère non ceinturée indemnisée intégralement

Passagère non ceinturée blessée lors d'un choc frontal, Madame B. a conservé son droit à réparation intégrale auprès d'Allianz IARD, le défaut de ceinture n'étant pas une faute inexcusable.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 37 334,50 € en réparation du préjudice corporel, avec doublement des intérêts légaux.

Voie : Jugement TJ Marseille (2ᵉ chambre civile), août 2023 — Assureur : Allianz IARD

Le cadre juridique applicable : la loi Badinter du 5 juillet 1985

Un accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur relève, en droit français, de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, qui organise un régime d'indemnisation spécifique et particulièrement protecteur des victimes. Sauf faute inexcusable de la victime cause exclusive de l'accident (hypothèse rare en pratique), le conducteur ou le passager victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice corporel.

La loi Badinter impose également à l'assureur du véhicule impliqué des délais impératifs : une offre d'indemnisation doit être formulée dans les huit mois suivant l'accident (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de sanction. Lorsque l'offre est tardive ou manifestement insuffisante, l'article L.211-13 du code des assurances prévoit le doublement du taux de l'intérêt légal sur les sommes offertes ou allouées, à titre de sanction civile à l'encontre de l'assureur défaillant.

Les faits

Madame B., passagère arrière non ceinturée, a subi un choc frontal contre un véhicule arrivant en sens inverse, entraînant une luxation acromio-claviculaire gauche.

Le fond du droit : l'absence de ceinture ne prive pas le passager de son droit à indemnisation

Allianz IARD ne contestait pas le principe de l'indemnisation, mais cherchait à réduire fortement plusieurs postes de préjudice, notamment l'incidence professionnelle. Le fait que Madame B. n'ait pas porté sa ceinture de sécurité n'a pas remis en cause son droit à réparation intégrale : en tant que passagère, elle bénéficiait du régime protecteur de la loi Badinter, qui ne permet une exonération qu'en cas de faute inexcusable cause exclusive de l'accident — non caractérisée ici. Le tribunal a par ailleurs retenu le doublement des intérêts légaux pour l'offre tardive de l'assureur.

Le résultat

Madame B. a obtenu 37 334,50 € en réparation de son préjudice corporel.

Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier

L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
  • Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
  • Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
  • Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
  • Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
  • Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
  • Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.

Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.

Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille

Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la circulation », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.

Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

FAQ

Questions fréquentes

Un passager non ceinturé perd-il son droit à indemnisation en cas d'accident ?

Pas automatiquement. Le défaut de port de la ceinture de sécurité peut être discuté par l'assureur, mais il ne constitue une faute inexcusable susceptible d'exonérer le responsable que si elle est la cause exclusive de l'accident — une situation rarement caractérisée dans un choc frontal avec un tiers.

L'assureur peut-il réduire l'incidence professionnelle sans la supprimer totalement ?

Il peut proposer un montant inférieur, mais ce montant peut être contesté et revalorisé devant le tribunal si les éléments produits démontrent un impact professionnel réel des séquelles.

L'assureur peut-il m'opposer un partage de responsabilité ?

Le partage de responsabilité entre conducteurs relève du droit commun de la circulation (recherche des fautes respectives), tandis que le droit à indemnisation de la victime non-conductrice (passager, piéton, cycliste) reste, sauf exception, protégé de façon quasi automatique par la loi Badinter.

Faut-il accepter la première offre de l'assureur ?

Non, une offre initiale reflète le plus souvent l'appréciation de l'assureur avant tout débat contradictoire. Elle peut être négociée, voire contestée devant le tribunal judiciaire si elle ne reflète pas l'intégralité du préjudice réellement subi.

Qu'est-ce que la consolidation et pourquoi conditionne-t-elle l'indemnisation définitive ?

La consolidation est la date à laquelle l'état de santé de la victime se stabilise, les séquelles devenant définitives. C'est à cette date que le déficit fonctionnel permanent peut être chiffré et que l'indemnisation définitive peut être calculée ; avant, seules des provisions peuvent être versées.

Passager d'un véhicule accidenté ?

Votre droit à indemnisation reste protégé, même en cas de défaut de ceinture.

Parler à un avocat

Accidents de la circulation : Accident de la circulation (généralités) · Implication du véhicule (loi Badinter) · Accident de moto ou de scooter · Accident de vélo ou de trottinette · Piéton renversé sur la route · Coup du lapin (traumatisme cervical)

Accidents de bus, tram & métro : Accident de bus à Marseille (RTM) · Accident de bus à Aix-en-Provence · Accident de bus à Cannes · Accident de bus et tramway à Nice · Accident de bus à Toulon · Chute dans un bus · Freinage brutal · Montée et descente du bus · Piéton renversé par un bus · Collision bus / voiture · Accident de car scolaire · Accident de métro · Accident de tramway · Vos droits après un accident de bus · Guide de l'indemnisation transport en commun · Loi Badinter et transports en commun · Délais pour agir (prescription) · Recours contre la RTM · Responsabilité du transporteur de voyageurs

Accidents de la vie courante : Accident de la vie courante (généralités) · Chute au domicile d'un proche · Chute dans les parties communes d'un immeuble · Explosion de camping-car · Chute dans un établissement recevant du public

Accidents médicaux : Accident médical (généralités) · Indemnisation CCI / ONIAM

Accidents du travail : Accident du travail (généralités) · Accident de trajet (domicile-travail)

Agressions : Agression (généralités) · CIVI, FGTI et SARVI

Ressources : Nomenclature Dintilhac · Calculateur d'indemnisation · Expertise médicale · Notre méthodologie · Déroulement d'un dossier · Questions fréquentes · Actualités juridiques

Zones d'intervention : Aix-en-Provence · Aubagne · Toulon · Salon-de-Provence · Martigues · Vitrolles · La Ciotat · Istres · Cour d'appel d'Aix

Postes de préjudice & guides : Préjudice esthétique · Assistance tierce personne · Traumatisme crânien · Souffrances endurées · Préjudice d'agrément · Déficit fonctionnel permanent · Incidence professionnelle · Accident de trajet · Coup du lapin · Indemnisation du piéton · Aggravation après consolidation

Le Cabinet : Maître Lionel SARFATI · Résultats obtenus · Avis clients · Honoraires · Contact

Échanger sur WhatsApp Être rappelé