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Marseille — accident de la circulation, passager

10 988 € après un accident de la route, réglé à l'amiable sans contestation

Passager victime d'un choc arrière projetant son véhicule contre un trottoir, Monsieur Z. a obtenu réparation intégrale auprès de PACIFICA, par la voie amiable, en quelques mois.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 10 988,00 € (dont solde net de 10 488 €) en réparation du préjudice corporel.

Voie : Protocole amiable, mars 2025 — Assureur : PACIFICA

Le cadre juridique applicable : la loi Badinter du 5 juillet 1985

Un accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur relève, en droit français, de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter, qui organise un régime d'indemnisation spécifique et particulièrement protecteur des victimes. Sauf faute inexcusable de la victime cause exclusive de l'accident (hypothèse rare en pratique), le conducteur ou le passager victime a droit à la réparation intégrale de son préjudice corporel.

La loi Badinter impose également à l'assureur du véhicule impliqué des délais impératifs : une offre d'indemnisation doit être formulée dans les huit mois suivant l'accident (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de sanction. Lorsque l'offre est tardive ou manifestement insuffisante, l'article L.211-13 du code des assurances prévoit le doublement du taux de l'intérêt légal sur les sommes offertes ou allouées, à titre de sanction civile à l'encontre de l'assureur défaillant.

Les faits

Monsieur Z., jeune passager avant ceinturé, a été victime d'un choc arrière ayant projeté son véhicule contre un trottoir à Marseille, le véhicule ayant été déclaré épave.

Le fond du droit : un règlement amiable rapide, sans contestation

PACIFICA n'a formulé aucune contestation, ni sur le principe ni sur le quantum : une expertise amiable-contradictoire a directement été suivie d'une transaction, sans qu'un recours au tribunal ait été nécessaire. C'est l'exemple d'un dossier qui, correctement documenté dès l'origine, se résout efficacement en quelques mois.

Le résultat

Monsieur Z. a obtenu 10 988,00 € en réparation de son préjudice corporel.

Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier

L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
  • Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
  • Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
  • Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
  • Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
  • Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
  • Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.

Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.

Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille

Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la circulation », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.

Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

FAQ

Questions fréquentes

Un accident nécessite-t-il toujours une procédure judiciaire ?

Non. Lorsque l'assureur ne conteste ni le principe ni le montant du préjudice, un règlement amiable, à l'issue d'une expertise contradictoire, permet souvent d'aboutir plus rapidement qu'une procédure judiciaire.

Qu'est-ce qu'une expertise amiable-contradictoire ?

C'est une expertise médicale organisée d'un commun accord entre la victime, assistée de son avocat et de son médecin-conseil, et l'assureur, sans intervention préalable d'un juge — une voie souvent plus rapide qu'une expertise judiciaire.

Un passager peut-il être indemnisé même si le conducteur est responsable de l'accident ?

Oui. Le passager d'un véhicule est protégé par la loi Badinter au même titre qu'un piéton ou un cycliste : il ne peut se voir opposer sa propre faute, sauf s'il l'a volontairement recherchée (fait de monter dans un véhicule dont le conducteur est manifestement ivre, par exemple).

L'assureur peut-il m'opposer un partage de responsabilité ?

Le partage de responsabilité entre conducteurs relève du droit commun de la circulation (recherche des fautes respectives), tandis que le droit à indemnisation de la victime non-conductrice (passager, piéton, cycliste) reste, sauf exception, protégé de façon quasi automatique par la loi Badinter.

Faut-il accepter la première offre de l'assureur ?

Non, une offre initiale reflète le plus souvent l'appréciation de l'assureur avant tout débat contradictoire. Elle peut être négociée, voire contestée devant le tribunal judiciaire si elle ne reflète pas l'intégralité du préjudice réellement subi.

Accident de la route, vous cherchez une résolution rapide ?

Un dossier bien préparé se règle souvent à l'amiable, sans procédure longue.

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