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Marseille — accident de la circulation

7 710 € après un accident de la route, cervicalgies sur état antérieur

Victime d'un choc frontal ayant aggravé une cervicarthrose préexistante, la victime a obtenu réparation auprès de la MAAF, le tribunal ayant toutefois jugé que l'assureur avait respecté les délais légaux d'offre.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 7 710,30 € en réparation du préjudice corporel.

Voie : Provision de référé puis jugement TJ Digne-les-Bains, février 2025 — Assureur : MAAF Assurances SA

Cadre juridique applicable : cervicalgies sur état antérieur

Un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur relève de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter. Le passager, victime non conductrice, bénéficie de la protection de son article 3 : sa faute ordinaire ne peut pas lui être opposée. En revanche, lorsque la victime conduisait un véhicule motorisé, l'article 4 permet que sa propre faute limite ou exclue son indemnisation. Le statut de la victime et les circonstances doivent donc être vérifiés avant de chiffrer le dommage.

Lorsqu'une demande d'indemnisation est présentée, l'article L.211-9 du code des assurances impose, si la responsabilité n'est pas contestée et si le dommage est entièrement quantifié, une offre motivée dans les trois mois de la demande. À défaut, l'assureur doit apporter dans ce même délai une réponse motivée aux éléments invoqués. Pour une atteinte corporelle, une offre doit en tout état de cause intervenir au plus tard dans les huit mois de l'accident ; elle peut être provisionnelle si la consolidation n'était pas connue de l'assureur dans les trois mois de l'accident, puis doit devenir définitive dans les cinq mois suivant l'information sur la consolidation. Le délai le plus favorable à la victime s'applique. L'article L.211-13 sanctionne le retard par le doublement du taux de l'intérêt légal ; une offre manifestement insuffisante ou incomplète peut être assimilée par le juge à une absence d'offre.

Cervicalgies sur état antérieur : les faits du dossier

La victime a subi un choc frontal côté avant gauche à Marseille, entraînant une contusion du rachis cervical sur un état de cervicarthrose préexistant.

Le fond du droit : le doublement des intérêts légaux n'est pas automatique

Une provision de 2 500 € a d'abord été obtenue en référé. Devant le tribunal, Maître Lionel SARFATI a sollicité le doublement des intérêts légaux, mais celui-ci a cette fois été rejeté, le tribunal ayant jugé que la MAAF avait respecté le délai légal pour formuler son offre. Ce dossier illustre honnêtement que cette sanction, obtenue dans d'autres affaires de Maître Lionel SARFATI, dépend strictement du respect ou non des délais par l'assureur — elle n'est jamais acquise d'avance.

Résultat obtenu : 7 710 € — cervicalgies sur état antérieur

La victime a obtenu 7 710,30 €, un résultat en-deçà de la demande initiale sur ce point précis, mais l'article 700 du code de procédure civile a néanmoins été alloué.

Pour situer ce résultat : le chiffrage repose sur les postes de la nomenclature Dintilhac et sur les conclusions de l'expertise médicale. Le guide des accidents de la circulation présente le régime applicable ; le montant reste propre à chaque victime.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

Dossier proche : consulter un dossier associant traumatisme cervical et atteinte du genou.

FAQ

Questions fréquentes : cervicalgies sur état antérieur

Le doublement des intérêts légaux est-il automatiquement accordé par les tribunaux ?

Non. Il n'est accordé que si l'assureur n'a pas respecté les délais légaux pour formuler son offre d'indemnisation. Lorsque le tribunal constate que le délai a été respecté, cette demande est rejetée, comme dans ce dossier.

Un état antérieur (cervicarthrose) empêche-t-il toute indemnisation après un accident ?

Non. Une cervicarthrose asymptomatique révélée par l'accident ne peut pas, par sa seule existence, réduire le droit à réparation. Si elle était déjà symptomatique ou suivait une évolution propre, l'expert doit distinguer ce qui préexistait des lésions nouvelles ou de l'aggravation causée par l'accident.

Quel est le délai pour être indemnisé après un accident de la circulation ?

Lorsque la responsabilité n'est pas contestée et que le dommage est entièrement quantifié, l'article L.211-9 prévoit une offre motivée dans les trois mois de la demande ; sinon, une réponse motivée est due dans ce délai. Pour une atteinte corporelle, une offre doit en tout état de cause intervenir au plus tard dans les huit mois de l'accident. Elle peut être provisionnelle si la consolidation n'était pas connue dans les trois mois de l'accident, puis doit devenir définitive dans les cinq mois suivant l'information de l'assureur sur la consolidation. Le délai le plus favorable à la victime s'applique.

Que se passe-t-il si le conducteur responsable n'est pas assuré ou n'a pas été identifié ?

Le FGAO peut intervenir sous ses autres conditions. Si le responsable est inconnu, la demande doit être adressée au Fonds dans les trois ans de l'accident et un accord conclu ou une action engagée contre lui dans les cinq ans. S'il est connu, la demande au Fonds doit intervenir dans l'année de la transaction ou de la décision de justice passée en force de chose jugée ; dans les cinq ans de l'accident, la victime doit avoir transigé avec le responsable ou agi contre lui. L'article R.421-12 prévoit des règles particulières en cas d'ignorance du dommage ou d'impossibilité d'agir.

Un passager peut-il être indemnisé même si le conducteur est responsable de l'accident ?

Oui. Le passager est une victime non conductrice au sens de la loi Badinter. Sa faute ordinaire ne peut pas réduire son indemnisation corporelle ; seule une faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, peut en principe lui être opposée. L'indemnisation reste exclue si la victime a volontairement recherché le dommage qu'elle a subi.

Vous vous interrogez sur les délais légaux d'un assureur ?

Maître Lionel SARFATI vérifie systématiquement le respect de ces délais dans chaque dossier.

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