Freinage ou démarrage brutal
Vous avez été projeté ou déséquilibré pendant le trajet.
Comprendre vos droitsVous avez été blessé dans un bus, un tramway ou le métro à Marseille ? Je vous accompagne pour établir les circonstances, conserver les preuves et préparer l’expertise médicale puis votre demande d’indemnisation.

Maître Lionel SARFATI
Avocat en dommage corporel à Marseille
Accompagnement personnel des victimes dans leur indemnisation
Premier échange gratuit
Vous avez été projeté ou déséquilibré pendant le trajet.
Comprendre vos droitsVous avez été blessé à bord, en montant ou en descendant.
Identifier les preuves utilesUne chute ou un choc implique un tramway.
Lire le guide tramwayL’accident concerne une rame, un quai ou un équipement.
Lire le guide métroJe rapproche les éléments du trajet, les témoignages et les premières pièces médicales. Je vérifie ensuite que l’offre tient compte de l’ensemble des conséquences établies, y compris celles qui persistent dans votre vie quotidienne.
« J'ai eu 2 avocats qui n'ont réussi à rien et en seulement 2 mois maître Sarfati a complètement débloqué l'affaire alors que je ne m'y attendais plus. Je vous conseille les yeux fermés de lui faire confiance. »
Par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011 · Présentation actualisée le .
Victime d’un accident de bus à Marseille ? Chute dans un bus RTM, freinage brutal, fermeture de portes ou collision : cette page présente le droit à indemnisation, les preuves à conserver et les premières démarches face à la RTM, à l’exploitant et aux assureurs. Elle distingue également les régimes du tramway et du métro.
Le premier enjeu n’est pas seulement d’établir que la victime a été blessée sur le réseau RTM. Il faut identifier le véhicule et caractériser son implication au sens de la loi Badinter, le lieu précis, la qualité de la victime et l’exploitant concerné. Une chute dans un bus en circulation, un heurt par un tramway sur une voie réservée et une chute dans un escalator du métro ne relèvent pas nécessairement des mêmes règles.
Le bus est un véhicule terrestre à moteur. Dès qu’il est impliqué dans l’accident, la loi du 5 juillet 1985 peut s’appliquer au dommage corporel du passager. Une collision n’est pas indispensable : un freinage, un démarrage, un virage ou le mouvement du véhicule peut participer à la chute et caractériser son implication.
Le passager est une victime non conductrice. Son dommage corporel bénéficie donc du régime protecteur prévu par l’article 3 de la loi Badinter. Une imprudence ordinaire — être debout, lâcher momentanément une barre ou ne pas anticiper un freinage — ne suffit pas, en principe, à exclure son indemnisation. L’assureur doit démontrer les conditions très strictes d’une éventuelle faute inexcusable constituant la cause exclusive de l’accident.
Le titre de transport demeure une preuve utile de la présence à bord, mais son absence ne suffit pas à faire disparaître l’implication du bus ni, à elle seule, le régime protecteur du dommage corporel. Les témoignages, la validation d’un abonnement, les données du trajet, les secours et les images peuvent établir la présence de la victime.
L’article 1er de la loi Badinter exclut les tramways lorsqu’ils circulent sur des voies qui leur sont propres. Cette exclusion ne doit pas être appliquée mécaniquement à tout accident impliquant un tramway. Il faut examiner concrètement l’emplacement du choc, la séparation de la plateforme et l’ouverture éventuelle de la zone aux autres usagers.
Lorsque la rame circulait sur une voie réservée, le recours du passager se construit généralement sur la responsabilité liée au contrat de transport. Lorsqu’un autre véhicule ou une zone ouverte à la circulation est impliqué, l’analyse peut être différente. La page consacrée à l’indemnisation après un accident de tramway développe cette distinction.
Le métro ne relève pas du régime automobile de la loi Badinter. Une chute dans la rame lors d’un départ ou d’un arrêt doit être distinguée d’un accident sur le quai, dans un escalier, un ascenseur ou un escalator. Selon les faits, il faut rechercher un mouvement anormal de la rame, une défaillance de l’équipement, un défaut d’entretien, un obstacle, l’intervention d’un autre usager ou une cause médicale étrangère au transport.
Le fondement du recours et la personne à mettre en cause dépendent donc de l’origine du dommage. Consultez le guide dédié à l’accident de métro à Marseille.
L’absence de rapport établi par le conducteur ne signifie pas qu’aucun accident n’a eu lieu. Elle rend simplement la conservation des autres preuves encore plus urgente.
Si votre déclaration est contestée, ne reconstituez pas les faits au hasard et ne signez pas une version qui minimise le mouvement du véhicule. Une déclaration unilatérale, précise et chronologique, accompagnée des pièces disponibles, permet de fixer votre position. Si l’accident a déjà été déclaré ou si la RTM conteste les faits, consultez le guide consacré au recours contre la RTM.
Dans un bus, l’absence de collision ne prive pas le passager du bénéfice de la loi Badinter si le mouvement du véhicule a participé à la chute. L’assureur peut discuter la réalité du freinage ou le lien avec les blessures : témoins, vidéo et dossier médical deviennent déterminants. Consultez le guide sur l’indemnisation après un freinage brutal dans un bus.
Fermeture des portes, redémarrage prématuré, marche trop haute ou chute entre le trottoir et le véhicule : il faut déterminer si le bus était encore impliqué et si l’aménagement de l’arrêt a contribué au dommage. Consultez la page chute à la montée ou à la descente.
Plusieurs véhicules peuvent être impliqués. Le passager n’a pas à résoudre seul le conflit entre leurs assureurs. Les circonstances servent à répartir la charge entre responsables, sans faire perdre au passager la protection attachée à sa qualité de victime non conductrice. Voir collision bus-voiture.
Un piéton ou un cycliste non motorisé heurté par un bus bénéficie en principe de l’article 3 de la loi Badinter. Pour un tramway, la configuration de la voie reste décisive. Une expertise accidentologique peut être utile lorsque la visibilité, le feu ou la trajectoire sont discutés. Voir le guide du piéton heurté par un bus.
Sol glissant, obstacle, défaut d’éclairage ou espace entre la rame et le quai : il faut identifier l’anomalie, son ancienneté et le gestionnaire de l’équipement. Photographiez les lieux avant toute modification si votre état le permet.
Un arrêt brusque ou un dysfonctionnement doit être distingué d’une chute sans défaut identifiable. Rapport d’intervention, maintenance, vidéos et témoignages peuvent permettre d’établir la cause et la personne responsable.
Le nom commercial du réseau ne suffit pas toujours. La ligne peut être exploitée directement par la RTM ou par un autre opérateur. Un accident peut aussi impliquer une voiture, un deux-roues, un sous-traitant, le gestionnaire d’un équipement ou l’auteur d’une bousculade. Il faut donc identifier l’exploitant du véhicule, son assureur, les autres véhicules impliqués et le propriétaire ou gestionnaire du lieu.
Pour le passager d’un bus relevant de la loi Badinter, la demande est généralement adressée à l’assureur du véhicule impliqué. Il n’est pas nécessaire de démontrer une faute personnelle du chauffeur pour établir l’implication du bus. Dans les dossiers de tramway sur voie propre ou de métro, la responsabilité du transporteur doit être analysée au regard du contrat de transport et des circonstances exactes. Pour une chute liée à un équipement, la recherche porte sur le défaut allégué et sur la personne chargée de son entretien ou de son fonctionnement.
La compétence du juge ne doit pas être déduite du seul caractère public de la RTM. Les relations d’un service public industriel et commercial avec ses usagers relèvent en principe du juge judiciaire, mais la présence d’un ouvrage, d’un tiers ou d’une autre personne publique peut nécessiter une vérification particulière. Une erreur de défendeur ou de juridiction peut retarder inutilement le dossier.
Si l’accident est survenu pendant une mission professionnelle ou sur le trajet entre votre domicile et votre travail, informez rapidement votre employeur et la CPAM. Ce régime social peut se cumuler avec un recours contre le transporteur ou l’assureur, sous réserve de la coordination des prestations versées.
Déclaration, rapport d’incident, ligne, horaire, témoins, vidéos et pièces médicales permettent d’établir la réalité de l’accident et le rôle du véhicule ou de l’équipement.
Loi Badinter pour le bus impliqué, responsabilité du transporteur pour certains accidents de tramway ou de métro, responsabilité d’un tiers ou du gestionnaire selon les lieux.
Lorsque le droit n’est pas sérieusement contestable, une avance peut financer les pertes de revenus, l’aide humaine, les soins, les transports et les dépenses urgentes sans clôturer le dossier.
L’expert décrit les lésions, l’évolution, les besoins d’assistance, les arrêts de travail et les séquelles. La victime peut être accompagnée par son propre médecin-conseil.
Après consolidation, chaque poste est évalué selon les conclusions médicales, les justificatifs et la situation personnelle et professionnelle de la victime.
Une offre insuffisante peut être refusée et discutée. À défaut d’accord, une expertise judiciaire, une provision ou l’indemnisation définitive peuvent être demandées au juge compétent.
Les délais d’offre propres à la loi Badinter ne doivent pas être transposés automatiquement aux accidents de métro ou de tramway exclus de son champ. De même, le délai pour agir dépend du fondement retenu. Le dommage corporel connaît souvent un délai de dix ans à compter de la consolidation, mais d’autres actions, recours contre des tiers ou procédures peuvent obéir à des règles particulières. Faites vérifier le calendrier sans attendre.
Une chute apparemment simple peut provoquer un traumatisme cervical ou coup du lapin, une fracture, un traumatisme crânien, une atteinte de l’épaule ou du genou, mais aussi une peur durable des transports, des vertiges ou un syndrome de stress post-traumatique. Le rôle de l’expertise est de relier les troubles à l’accident et d’en mesurer les conséquences jusqu’à la consolidation.
Préparez une chronologie des soins et des difficultés : toilette, courses, déplacements, conduite, sommeil, travail, loisirs et aide apportée gratuitement par vos proches. Les antécédents ne doivent pas être cachés : il faut distinguer ce qui existait déjà de ce que l’accident a créé, aggravé ou révélé.
Les préjudices peuvent comprendre les dépenses de santé, pertes de revenus, frais divers, assistance par tierce personne, incidence professionnelle, déficit fonctionnel temporaire et déficit fonctionnel permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, d’agrément, sexuel et les préjudices des proches. La nomenclature Dintilhac sert de cadre, mais le chiffrage doit rester individualisé. L’outil « Votre indemnisation » après consolidation explique les critères à examiner et les limites d’une estimation avant consolidation.
Une provision peut être acceptée avant la consolidation. En revanche, une transaction définitive ne doit pas être confondue avec une simple avance.
Une expertise approche ou une offre vous a été adressée ? Le premier rendez-vous permet de vérifier le fondement du recours et les postes de préjudice avant toute signature.
L’exploitant et l’assureur disposent de rapports internes, de gestionnaires et de médecins. L’avocat de la victime veille à préserver les preuves, choisir le bon défendeur, demander une provision, organiser l’assistance médicale et contrôler l’offre. Il peut intervenir même si l’accident n’a pas été immédiatement reconnu, si une première offre a été reçue ou si le dossier a déjà commencé sans avocat.
Bus, tramway sur voie propre, métro, quai ou escalator : le fondement et la personne à mettre en cause sont vérifiés avant toute procédure.
Le dossier médical, les doléances, l’aide familiale et les conséquences professionnelles sont présentés de manière complète avec l’appui d’un médecin-conseil de victime lorsque nécessaire.
Provision, rapport, prestations sociales, responsabilités et chiffrage final sont examinés avant une négociation ou une saisine du tribunal.
Maître Lionel SARFATI examine les circonstances, identifie les pièces manquantes, vérifie les délais et indique les premières démarches. Si le cabinet intervient, les modalités et honoraires sont précisés dans une convention écrite avant tout engagement.
Apportez si possible la déclaration, les références de ligne et d’horaire, le titre de transport, les coordonnées des témoins, les échanges avec l’exploitant, le certificat médical, les arrêts de travail, les photographies, rapports et offres. L’absence de certaines pièces ne doit pas retarder la consultation.
| Dossier anonymisé | Lésions et enseignement | Issue | Montant expliqué |
|---|---|---|---|
| Freinage dans un bus RTM | Cervicalgies et douleurs dorsolombaires, DFP 3 % : le bus peut être impliqué sans collision. | Transaction AXA, 2025 | 8 402,40 € globaux 800 € de provision ; solde 7 602,40 € |
| Chute après freinage brutal | Traumatisme crânio-cervical, perte de connaissance et DFP 1 % : sanction d’une offre tardive. | Jugement du tribunal judiciaire de Toulon | 7 945,25 € globaux 4 300 € de provision à déduire, avec intérêts majorés |
| Deuxième victime du même accident | Souffrances 2/7 et DFP 3 % : deux victimes d’un même fait peuvent avoir des préjudices et délais d’offre différents. | Jugement, offre dans le délai | 9 947 € globaux 2 600 € de provision ; solde 7 347 € |
| Freinage d’urgence dans un tramway | Rachis, coude et genou, DFP 2 % : l’expertise judiciaire a structuré la discussion médicale. | Transaction AXA après expertise judiciaire, 2023 | 12 199,40 € globaux 3 024,14 € de provision ; solde 9 175,80 € |
| Chute dans un tramway | Cervicalgies persistantes, DFP 2 % : une absence de fracture n’exclut pas des séquelles indemnisables. | Transaction AXA, 2021 | 6 832,50 € globaux Aucune provision antérieure à déduire |
À retenir : chaque indemnisation dépend des faits, du régime applicable, des blessures, des séquelles et de la situation de la victime. Ces résultats ne constituent ni un barème ni une promesse pour un autre dossier.
Maître Lionel SARFATI reçoit les victimes au 56 Rue Paradis, 13006 Marseille, à proximité de la station Estrangin. Selon l’état de santé, les échanges peuvent également être organisés par téléphone ou visioconférence. Le cabinet intervient pour les victimes des réseaux marseillais.
Le cabinet ne défend jamais les intérêts des compagnies d’assurances face aux victimes. Les honoraires sont expliqués dès le premier rendez-vous et fixés dans une convention écrite. Une protection juridique ou l’aide juridictionnelle peut, selon les conditions applicables, prendre en charge une partie des frais.
Contrairement à une idée répandue, tous les transports en commun ne relèvent pas du même régime d’indemnisation. Cette distinction, technique, détermine ce que vous devez prouver et le délai dans lequel une offre doit vous être faite.
| Mode de transport | Fondement juridique | Ce que vous devez prouver | Qui vous indemnise |
|---|---|---|---|
| Bus (réseau urbain) | Loi Badinter du 5 juillet 1985 | L’implication du bus dans l’accident (choc, freinage, virage, chute) | Le transporteur ou son assureur |
| Tramway | Responsabilité du transporteur sur une voie propre ; loi Badinter si, au point du choc, la voie n’est pas propre | Le transport, l’accident, le dommage et la configuration exacte du lieu | Le transporteur, le gardien, le gestionnaire ou leur assureur selon le fondement |
| Métro et RER | Contrat pendant la montée, le trajet et la descente ; autres fondements possibles dans les stations | La qualité de passager, l’accident et le dommage, ou le rôle d’une chose ou d’un manquement hors transport | L’exploitant, le gardien ou le gestionnaire identifié |
| Car et autocar | Loi Badinter (véhicule terrestre à moteur) | L’implication du véhicule dans l’accident | Le transporteur ou son assureur |
| Navette, TPMR, transport scolaire | Régime du véhicule utilisé, le plus souvent Badinter | Les circonstances précises de l’accident | L’exploitant du service ou son assureur |
Le passager d’un bus urbain bénéficie du régime le plus protecteur du droit français : la loi Badinter. Dès lors que le bus est impliqué dans l’accident, votre indemnisation est due, même sans collision.
L’article 1er de la loi du 5 juillet 1985 exclut le tramway lorsqu’il circule sur une voie qui lui est propre. Le recours du passager repose alors principalement sur le contrat de transport. La qualification s’apprécie au point du choc : une voie non isolée du trottoir ou ouverte à d’autres usagers peut ne pas être « propre ». Voir la page accident de tramway.
Le métro et les trains du RER échappent au champ de la loi Badinter. Le transporteur est tenu d’une obligation de sécurité de résultat pendant la montée, le trajet et la descente. Une chute sur un quai, dans un couloir ou sur un escalator peut relever d’un autre fondement selon la chose impliquée et la qualité de la victime. Voir la page accident de métro.
Qu’il s’agisse d’un car de ligne régulière, d’un car de tourisme ou d’un autocar affrété, le régime Badinter s’applique dans les mêmes conditions que pour le bus. Voir la page sur la responsabilité du transporteur de voyageurs.
Navettes aéroport, véhicules de transport pour personnes à mobilité réduite, cars de ramassage scolaire : le régime applicable dépend du véhicule utilisé, mais reste souvent tout aussi protecteur pour la victime ou pour l’enfant transporté.
Les assureurs des grands réseaux de transport traitent un volume important de sinistres. Cette expérience se retourne parfois contre la victime :
Une offre fondée uniquement sur quelques jours d’arrêt ou sur une ITT pénale ne suffit donc pas à évaluer le dommage corporel. L’expertise doit distinguer le déficit fonctionnel temporaire, les pertes de gains justifiées, les souffrances, la consolidation et les éventuelles séquelles permanentes.
Une agression ouvre un recours contre son auteur et peut permettre une saisine de la CIVI si les conditions des articles 706-3 et suivants du code de procédure pénale sont réunies, y compris lorsque l’auteur est inconnu ou insolvable. Selon les circonstances, une obligation de sécurité du transporteur peut aussi être examinée : ces recours sont distincts. Voir la page avocat CIVI à Marseille.
Dans une collision entre un bus et une voiture, les passagers des deux véhicules relèvent de l’article 3 de la loi du 5 juillet 1985. Leur faute personnelle ne peut réduire l’indemnisation de leurs atteintes corporelles que si elle est inexcusable et constitue la cause exclusive de l’accident ; la loi réserve aussi l’hypothèse où la victime a volontairement recherché son dommage. En pratique, les débats sur les fautes de conduite concernent surtout les conducteurs.
Occupant de la voiture — avant ou arrière, conducteur exclu — vous êtes une victime non conductrice au sens de l’article 3. La répartition des responsabilités entre conducteurs ne réduit pas, à elle seule, votre droit corporel ; demeurent les exceptions légales de la faute inexcusable cause exclusive et de la recherche volontaire du dommage.
Les conducteurs, gardiens et assureurs des véhicules impliqués doivent être identifiés. La victime peut déclarer le sinistre à chacun d’eux ; les assureurs déterminent ensuite lequel présentera l’offre pour leur compte. Il n’est donc pas utile de choisir un assureur sur une appréciation supposée de sa solvabilité ou de sa réactivité.
Des conventions professionnelles peuvent organiser les relations entre assureurs. Elles ne modifient toutefois ni les droits que la victime tient de la loi ni les délais de l’offre prévus par l’article L. 211-9 du code des assurances. Pour la victime, le point utile est d’obtenir l’identité de l’assureur chargé de formuler l’offre et de conserver la preuve de ses demandes.
Si votre dossier concerne un accident de la circulation « classique » plus que le seul volet transport en commun, le guide de l’accident de la circulation à Marseille détaille l’ensemble des recours ouverts aux occupants d’un véhicule accidenté.
Si vous conduisiez la voiture, l’article 4 de la loi du 5 juillet 1985 s’applique : une faute de conduite ayant contribué à la réalisation de votre propre dommage peut limiter ou exclure votre indemnisation. Cette faute n’a pas besoin d’être la cause exclusive de l’accident. Il appartient à celui qui l’invoque de la démontrer, et son incidence est appréciée sans comparer les fautes respectives des conducteurs.
L’analyse des circonstances — vitesse, priorité, signalisation, manœuvres et lien causal avec les lésions — sert à déterminer si une faute du conducteur victime est caractérisée et, le cas échéant, si elle limite ou exclut son droit à indemnisation. Le juge apprécie cette incidence ; elle ne résulte pas automatiquement d’un barème de partage des torts entre conducteurs.
Un point technique revient souvent : l’article R. 412-11 du code de la route impose, en agglomération, de ralentir si nécessaire et, au besoin, de s’arrêter pour laisser les véhicules de transport en commun quitter les arrêts signalés comme tels. Il faut donc vérifier le lieu, la signalisation et la manœuvre exacte avant de conclure à une faute.
Pour l’ensemble des règles de responsabilité applicables aux conducteurs impliqués dans un accident de la circulation, voir le guide sur l’indemnisation des accidents de la circulation.
Le cas le plus fréquent de blocage, dans un dossier bus-voiture, n’est pas un refus d’indemnisation : c’est un désaccord entre les deux assureurs sur la répartition finale des responsabilités, chacun renvoyant la balle à l’autre pendant que le dossier de la victime prend du retard. La loi prévoit précisément une parade à cette situation.
En tant que victime non conductrice, vous n’avez pas à attendre que les assureurs se mettent d’accord entre eux : l’un d’eux doit vous faire une offre d’indemnisation dans les délais légaux, indépendamment du débat sur la répartition finale des responsabilités.
À défaut d’offre dans les délais, une mise en demeure formelle, adressée par votre avocat, rappelle à l’assureur défaillant ses obligations légales — et les sanctions financières auxquelles il s’expose en cas de retard injustifié.
Lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable, le juge des référés peut accorder une provision à valoir sur l’indemnisation définitive. Son octroi et son montant dépendent des éléments déjà établis.
Oui. Un freinage, un démarrage, un virage ou un autre mouvement peut caractériser l’implication du bus au sens de la loi Badinter. Il faut néanmoins établir la réalité de l’accident et le lien entre ce mouvement et les blessures.
Pas automatiquement. Le passager est une victime non conductrice et une imprudence ordinaire ne suffit pas, en principe, à exclure son dommage corporel. L’assureur doit établir les conditions strictes de la faute qu’il invoque.
Le titre facilite la preuve de la présence à bord, mais son absence ne supprime pas automatiquement le recours. Témoins, validation d’un abonnement, vidéos, secours et autres éléments peuvent établir les faits. Le régime doit être vérifié selon le mode de transport.
Adressez rapidement une déclaration écrite et circonstanciée à l’exploitant. Indiquez ligne, direction, horaire, véhicule, arrêt, témoins et blessures, puis joignez les pièces disponibles. L’absence de rapport interne ne prouve pas l’absence d’accident.
Demandez sa conservation sans délai en identifiant précisément la date, l’heure, la ligne, la direction, la station et la séquence. La conservation ne garantit pas une remise directe des images, dont l’accès peut être encadré, mais elle évite qu’une preuve potentielle disparaisse avant les démarches utiles.
La plainte n’est pas une condition générale de l’indemnisation. Elle peut être utile en présence d’une infraction, d’un délit de fuite, de violences ou de blessures graves. La réclamation à l’exploitant et la constitution du dossier indemnitaire doivent être poursuivies séparément.
Oui lorsque le droit à indemnisation n’est pas sérieusement contestable. Une provision est une avance destinée à couvrir les besoins immédiats ; elle ne clôt pas le dossier et ne doit pas être confondue avec une transaction définitive.
Non. Une offre peut être acceptée, négociée ou refusée. Vérifiez le rapport médical, les postes de préjudice, les prestations déduites et la portée exacte du document. Une offre provisionnelle peut être utile sans fixer définitivement l’indemnisation.
La victime peut être assistée par le médecin de son choix. Cette assistance est particulièrement utile après une hospitalisation, un arrêt de travail, des soins prolongés, des séquelles ou lorsque l’état antérieur est discuté.
Le dommage corporel connaît souvent un délai de dix ans à compter de la consolidation, mais ce principe ne règle pas toutes les situations. Le fondement, les responsables et les procédures peuvent modifier le calendrier. Les preuves, notamment vidéo, exigent en pratique une réaction beaucoup plus rapide.
Selon le fondement et la couverture souscrite, l’interlocuteur peut être l’assureur automobile, l’assureur de responsabilité, l’exploitant ou le gardien d’un équipement. En présence de plusieurs véhicules, un assureur peut être mandaté pour présenter l’offre Badinter.
L’absence d’accompagnateur ne supprime pas les droits du mineur. Le régime dépend toutefois du mode de transport et de la cause de l’accident. Sous la loi Badinter, le passager de moins de 16 ans bénéficie d’une protection corporelle renforcée ; ses représentants légaux exercent le recours en son nom.
L’absence de faute du conducteur du bus ne supprime pas votre droit en qualité de passager non conducteur. En présence de plusieurs véhicules, un assureur est mandaté pour présenter l’offre ; les recours ultérieurs entre assureurs ne modifient pas votre droit à réparation sous les réserves prévues par la loi.
Oui, un recours reste envisageable. Le passager peut d’abord agir au titre de l’implication d’un véhicule identifié et assuré. Le FGAO peut intervenir, sous ses conditions légales et à titre subsidiaire, lorsque le responsable est inconnu ou non assuré et que le dommage n’est pas pris en charge à un autre titre.
Pas nécessairement, mais l’absence de signalement immédiat rend la preuve plus délicate. Un écrit précis adressé rapidement à l’exploitant, les documents médicaux proches des faits, les témoins, la validation du titre et d’éventuelles images peuvent se compléter pour établir l’accident et l’implication du bus.
L’absence de constat contradictoire n’interdit pas un recours. Notez la ligne, l’heure, le lieu et le véhicule, adressez votre propre déclaration écrite à l’exploitant, demandez la référence de tout rapport interne et sollicitez rapidement la conservation des images. Il faudra toujours établir l’accident, l’implication du bus et le dommage.
Demandez une copie du dossier et du compte rendu des urgences, puis faites documenter rapidement par un professionnel de santé les lésions réellement constatées et leur évolution. Aucun intitulé particulier de certificat ne crée à lui seul le droit à indemnisation, mais des constatations médicales proches des faits aident à établir le lien chronologique.
Le régime et les preuves diffèrent selon qu’il s’agit d’une chute dans la rame, d’un freinage, d’une montée ou descente, d’une collision, du tramway ou d’un équipement du métro.
Chutes sans collision : démarches et preuves utiles.
Caractère anormal, témoignages, rapport et vidéos.
Portes, marche, redémarrage et obligation du transporteur.
Réclamation, rapport d’incident, vidéos, expertise et recours.
Voie propre, rame, quai et régime applicable.
Rame, quai, escalator et équipements de station.
Faites vérifier le régime applicable et les premières démarches.