Maître Lionel SARFATI

Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes

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Guide de l’indemnisation — Transport en commun

Passager blessé dans un transport en commun : défendre son indemnisation

Bus, tramway, métro, RER, car ou navette : quel que soit le mode de transport en commun impliqué dans votre accident, vous disposez de droits précis à indemnisation, souvent plus protecteurs que vous ne l’imaginez. Ce guide réunit l’ensemble des règles applicables au passager blessé. Si votre accident concerne spécifiquement un bus, notre page dédiée à l’avocat accident de bus détaille les recours propres à ce mode de transport.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

L’essentiel en 30 secondes

Passager blessé : la réponse en bref

Si vous avez été blessé comme passager d’un bus, d’un tramway, d’un car ou d’un métro, le fondement de votre recours dépend du véhicule et du lieu exact de l’accident. La loi Badinter régit en principe le bus et le car. Le tramway qui circule sur une voie propre en est expressément exclu : le dossier se construit alors sur la responsabilité contractuelle du transporteur. Un avocat identifie le bon régime, sécurise les preuves et chiffre chaque poste de préjudice avant toute transaction.

Bus, tramway, métro, car : un régime juridique différent pour chaque mode

Contrairement à une idée répandue, tous les transports en commun ne relèvent pas du même régime d’indemnisation. Cette distinction, technique, détermine ce que vous devez prouver et le délai dans lequel une offre doit vous être faite.

Le régime juridique applicable selon le mode de transport en commun
Mode de transportFondement juridiqueCe que vous devez prouverQui vous indemnise
Bus (réseau urbain)Loi Badinter du 5 juillet 1985L’implication du bus dans l’accident (choc, freinage, virage, chute)Le transporteur ou son assureur
TramwayResponsabilité du transporteur sur une voie propre ; loi Badinter si, au point du choc, la voie n’est pas propreLe transport, l’accident, le dommage et la configuration exacte du lieuLe transporteur, le gardien, le gestionnaire ou leur assureur selon le fondement
Métro et RERContrat pendant la montée, le trajet et la descente ; autres fondements possibles dans les stationsLa qualité de passager, l’accident et le dommage, ou le rôle d’une chose ou d’un manquement hors transportL’exploitant, le gardien ou le gestionnaire identifié
Car et autocarLoi Badinter (véhicule terrestre à moteur)L’implication du véhicule dans l’accidentLe transporteur ou son assureur
Navette, TPMR, transport scolaireRégime du véhicule utilisé, le plus souvent BadinterLes circonstances précises de l’accidentL’exploitant du service ou son assureur

Le bus : la loi Badinter

Le passager d’un bus urbain bénéficie du régime le plus protecteur du droit français : la loi Badinter. Dès lors que le bus est impliqué dans l’accident, votre indemnisation est due, même sans collision. Voir notre page avocat accident de bus et notre page sur les droits du passager de bus.

Le tramway : exclusion de la loi Badinter sur une voie propre

L’article 1er de la loi du 5 juillet 1985 exclut le tramway lorsqu’il circule sur une voie qui lui est propre. Le recours du passager repose alors principalement sur le contrat de transport. La qualification s’apprécie au point du choc : une voie non isolée du trottoir ou ouverte à d’autres usagers peut ne pas être « propre ». Voir notre page accident de tramway.

Le métro et le RER : responsabilité contractuelle

Le métro et les trains du RER échappent au champ de la loi Badinter. Le transporteur est tenu d’une obligation de sécurité de résultat pendant la montée, le trajet et la descente. Une chute sur un quai, dans un couloir ou sur un escalator peut relever d’un autre fondement selon la chose impliquée et la qualité de la victime. Voir notre page accident de métro.

Le car et l’autocar

Qu’il s’agisse d’un car de ligne régulière, d’un car de tourisme ou d’un autocar affrété, le régime Badinter s’applique dans les mêmes conditions que pour le bus. Voir notre page sur la responsabilité du transporteur de voyageurs.

Navettes, TPMR, transport scolaire

Navettes aéroport, véhicules de transport pour personnes à mobilité réduite, cars de ramassage scolaire : le régime applicable dépend du véhicule utilisé, mais reste, dans l’immense majorité des cas, tout aussi protecteur pour la victime ou pour l’enfant transporté.

Les 3 fondements de votre indemnisation

Selon le mode et la cause de l’accident, plusieurs fondements peuvent être examinés, parfois combinés :

  • La loi Badinter du 5 juillet 1985 — applicable notamment au bus et au car, mais exclue pour le tramway circulant sur une voie propre. Voir notre page loi Badinter et transports en commun.
  • L’obligation de sécurité du transporteur — pour le métro, le RER et les modes non couverts par Badinter, le transporteur est tenu d’une obligation de sécurité de résultat envers chaque passager, de la montée à la descente. Voir notre page responsabilité du transporteur.
  • Le fait des choses, la faute ou un régime d’ouvrage — notamment pour un escalator, un quai ou un équipement qui a causé la chute.
  • Les garanties personnelles — une garantie individuelle accident ou une GAV peut intervenir selon ses seuils et exclusions. Son cumul avec le recours principal dépend du caractère forfaitaire ou indemnitaire de la prestation.

La procédure pas à pas

Étape 1

Déclaration et conservation des preuves

Déclaration à l’exploitant ou au conducteur, demande écrite de conservation des images de vidéosurveillance embarquée — les délais d’effacement sont souvent très courts.

Étape 2

Certificat médical initial

Ce document, établi au plus près de l’accident, décrit précisément les lésions constatées. Il conditionne l’ensemble de la suite de votre dossier.

Étape 3

Expertise médicale

Un médecin évalue l’imputabilité, l’évolution et les séquelles. L’assistance par un médecin-conseil de victime peut être utile selon la gravité et les enjeux. Voir notre guide de l’expertise médicale.

Étape 4

Offre ou demande chiffrée

Pour un accident relevant de la loi Badinter, l’assureur est soumis aux délais de l’article 12. Hors de ce régime, il n’existe pas nécessairement la même obligation d’offre. Avant consolidation, une offre peut être provisionnelle ; vérifiez qu’elle n’emporte pas transaction définitive.

Étape 5

Transaction ou procès

Si l’offre est satisfaisante, une transaction peut être signée ; à défaut, nous saisissons la juridiction compétente. Voir notre page déroulement d’un dossier d’indemnisation.

Les préjudices indemnisables

Votre indemnisation se calcule poste par poste, selon la grille de référence utilisée par l’ensemble des juridictions françaises : déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique, incidence professionnelle, assistance par une tierce personne pour les dossiers les plus lourds. Notre page dédiée à la nomenclature Dintilhac détaille chacun de ces postes. Certains sont particulièrement fréquents après un accident de transport en commun : traumatisme cervical (coup du lapin) après un freinage brutal, assistance tierce personne après une fracture chez une personne âgée, ou aggravation après consolidation lorsque l’état de santé se dégrade dans le temps.

Les pièges des assureurs de transporteurs

Les assureurs des grands réseaux de transport traitent un volume important de sinistres. Cette expérience se retourne parfois contre la victime :

  • L’offre précoce — elle peut être une provision utile, mais ne doit pas être confondue avec un règlement définitif alors que les séquelles ne sont pas stabilisées.
  • L’expertise non contradictoire — un rendez-vous d’expertise auquel vous vous présentez seul, face au médecin mandaté et rémunéré par l’assureur, sans médecin-conseil à vos côtés.
  • La confusion autour de l’ITT — l’ITT pénale n’est ni un arrêt de travail ni le déficit fonctionnel temporaire. En indemnisation civile, l’expert évalue notamment les périodes de gêne fonctionnelle et les pertes de revenus réellement justifiées.

Une offre fondée uniquement sur quelques jours d’arrêt ou sur une ITT pénale ne suffit donc pas à évaluer le dommage corporel. L’expertise doit distinguer le déficit fonctionnel temporaire, les pertes de gains justifiées, les souffrances, la consolidation et les éventuelles séquelles permanentes.

Votre situation ne rentre pas dans les cases ?

Chute, freinage brutal, collision, agression : décrivez-nous votre situation, un avocat vous répond personnellement.

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Agression dans les transports : le cas particulier de la CIVI

Une agression ouvre un recours contre son auteur et peut permettre une saisine de la CIVI si les conditions des articles 706-3 et suivants du code de procédure pénale sont réunies, y compris lorsque l’auteur est inconnu ou insolvable. Selon les circonstances, une obligation de sécurité du transporteur peut aussi être examinée : ces recours sont distincts. Voir notre page avocat CIVI à Marseille.

Un cabinet marseillais intervenant principalement dans les Bouches-du-Rhône et à Toulon

Maître Lionel SARFATI accompagne principalement les victimes de transport en commun à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et à Toulon. Il intervient également dans les dossiers portés devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Pour un dossier situé au-delà de ce périmètre habituel, les modalités d’intervention sont appréciées au cas par cas.

Les principales zones d’intervention en un coup d’œil :

Consultez notre outil « Votre indemnisation » après consolidation pour comprendre les critères de chiffrage et l’organisation des postes selon la nomenclature Dintilhac.

FAQ

Questions fréquentes

Qui paie l’indemnisation : le transporteur ou son assureur ?

Selon le fondement et la couverture souscrite, l’interlocuteur peut être l’assureur automobile, l’assureur de responsabilité, l’exploitant ou le gardien d’un équipement. En présence de plusieurs véhicules, un assureur peut être mandaté pour présenter l’offre Badinter.

Un enfant non accompagné est-il couvert en cas d’accident ?

L’absence d’accompagnateur ne supprime pas les droits du mineur. Le régime dépend toutefois du mode de transport et de la cause de l’accident. Sous la loi Badinter, le passager de moins de 16 ans bénéficie d’une protection corporelle renforcée ; ses représentants légaux exercent le recours en son nom.

Je n’ai pas de témoin : puis-je prouver ma chute ?

Oui, un dossier peut être constitué sans témoin direct, mais aucune preuve n’est automatiquement suffisante. Les images, le titre horodaté, le signalement, les données du véhicule et les constatations médicales proches des faits doivent être recherchés et croisés.

Le transporteur nie l’accident : que faire ?

Rassemblez tout ce dont vous disposez — certificat médical initial, main courante, témoignages, photos — et adressez une mise en demeure formelle. Un avocat peut solliciter la communication forcée des images de vidéosurveillance et, si nécessaire, saisir le juge pour faire reconnaître l’implication du véhicule.

L’accident a aggravé un état antérieur : suis-je indemnisable ?

Les conséquences imputables à l’accident peuvent être indemnisées même en présence d’une fragilité antérieure. L’expert doit distinguer l’état préexistant des lésions et de l’aggravation causées par l’accident, sans appliquer une réduction automatique. Cette analyse médico-légale dépend notamment de la manière dont l’état antérieur s’était déjà manifesté et de son évolution prévisible. Voir notre page sur l’aggravation après consolidation.

Maître Lionel SARFATI intervient-il en dehors du ressort de la cour d’appel d’Aix-en-Provence ?

Maître Lionel SARFATI reste joignable pour toute victime, où qu’elle se trouve en France, mais son offre de représentation locale — déplacements, connaissance des juridictions, réseau d’experts — est centrée sur le ressort de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Pour un dossier hors de ce ressort, nous vous orienterons avec transparence.

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Évaluation gratuite de votre dossier, dans tout le ressort de la cour d’appel d’Aix — premier rendez-vous gratuit.

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