Vélo classique
Le cycliste n’est pas conducteur d’un véhicule terrestre à moteur. Face à une voiture, une moto, un bus ou un camion impliqué, il bénéficie du régime protecteur de l’article 3.
Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
Après un accident à vélo ou en trottinette à Marseille, votre indemnisation dépend du véhicule utilisé et de votre statut dans l’accident. Le cycliste heurté par un véhicule à moteur bénéficie en principe de la protection des victimes non conductrices, tandis que le conducteur d’une trottinette électrique relève d’une analyse différente. Les circonstances et les assurances mobilisables doivent être vérifiées immédiatement.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Un cycliste et l’utilisateur d’une trottinette électrique peuvent subir des blessures comparables, mais leur droit à indemnisation n’obéit pas au même régime. Le vélo classique et le vélo à assistance électrique conforme ne sont pas des véhicules terrestres à moteur. La trottinette électrique, en revanche, est un engin de déplacement personnel motorisé : son utilisateur est juridiquement conducteur d’un véhicule motorisé.
Le cycliste n’est pas conducteur d’un véhicule terrestre à moteur. Face à une voiture, une moto, un bus ou un camion impliqué, il bénéficie du régime protecteur de l’article 3.
L’assistance est liée au pédalage, sa puissance nominale continue est limitée à 250 W et elle s’interrompt à 25 km/h. Son utilisateur demeure traité comme cycliste.
C’est un EDPM soumis à assurance de responsabilité civile. Son utilisateur est conducteur motorisé pour l’application de la loi Badinter.
Une puissance ou une vitesse dépassant les caractéristiques du VAE conforme peut modifier la qualification du véhicule, les obligations d’assurance et le régime d’indemnisation. Il faut vérifier la fiche technique, les éventuelles modifications et le fonctionnement réel de l’assistance.
L’utilisateur d’une trottinette purement mécanique n’a pas le même statut que l’utilisateur d’un EDPM motorisé. La motorisation doit donc être établie avant toute analyse.
Lorsque l’accident implique un véhicule terrestre à moteur, la faute ordinaire du cycliste ne peut en principe lui être opposée pour réduire l’indemnisation de ses atteintes corporelles. Seule une faute inexcusable, cause exclusive de l’accident, peut conduire à une exclusion, selon une définition jurisprudentielle très exigeante. Les victimes de moins de seize ans, de plus de soixante-dix ans ou titulaires d’un taux d’incapacité ou d’invalidité d’au moins 80 % bénéficient d’une protection encore renforcée, sauf recherche volontaire du dommage.
Une infraction ne doit pas être confondue automatiquement avec la faute inexcusable exigée pour supprimer l’indemnisation corporelle. Les circonstances exactes, le caractère volontaire et exceptionnellement grave du comportement et le rôle des autres véhicules doivent être examinés.
À partir de douze ans, le casque n’est pas légalement obligatoire, même s’il est fortement recommandé. Pour un enfant de moins de douze ans, il est obligatoire. Dans tous les cas, l’assureur ne peut pas transformer automatiquement l’absence de casque en refus global : le statut protecteur et le lien causal avec les blessures doivent être respectés.
La protection renforcée concerne le dommage corporel. Pour le vélo, les vêtements, le téléphone ou les accessoires, la faute de la victime peut être discutée selon les règles applicables. Il faut donc chiffrer séparément les deux catégories.
La trottinette électrique étant un véhicule terrestre à moteur, l’article 4 de la loi Badinter permet d’opposer à son conducteur sa faute de conduite. Circulation interdite, franchissement d’un feu, téléphone, passager, vitesse ou défaut d’équipement peuvent être invoqués. Encore faut-il établir les faits et déterminer l’incidence réelle de la faute.
Une assurance spécifique de responsabilité civile est obligatoire pour l’EDPM. Une simple responsabilité civile familiale ne couvre pas nécessairement son utilisation. L’attestation, les conditions du contrat et l’identification de l’engin doivent être conservées.
Il faut identifier l’exploitant, le contrat de location, l’assurance, l’état de l’engin et les données de trajet. Une défaillance de freinage, de direction ou de maintenance peut ouvrir une discussion distincte de la collision avec un tiers.
Elle peut entraîner sanctions et recours financiers mais ne signifie pas automatiquement que la victime conductrice ne sera jamais indemnisée par un tiers impliqué. Le dommage corporel, le dommage matériel et la responsabilité envers autrui doivent être analysés séparément.
Le point d’impact, les dégâts sur la portière et le cycle, la position dans la voie et les vidéos permettent de reconstituer l’accident. Il faut conserver le casque, les vêtements et les objets endommagés.
L’angle mort, la priorité de la piste cyclable, le clignotant et la position avant le choc sont déterminants. Un poids lourd, un bus ou une voiture peut être impliqué même si le cycliste chute en tentant de l’éviter.
Le procès-verbal ne doit pas être lu isolément. Plans, signalisation, visibilité, témoignages, dommages et vidéos peuvent contredire une première déclaration imprécise.
La présence d’une voie dédiée ne règle pas toutes les responsabilités : véhicule stationné, livraison, piéton, autre cycle, travaux, mobilier ou défaut d’entretien peuvent être en cause.
Sans véhicule motorisé impliqué, la loi Badinter ne s’applique pas nécessairement. La responsabilité du gestionnaire de voirie, de l’entreprise de travaux, du propriétaire d’un obstacle ou une garantie personnelle doit être étudiée. Photographier immédiatement le défaut avec un repère d’échelle et sa localisation.
Le dossier relève alors généralement de la responsabilité civile de droit commun et des assurances concernées. Il faut établir une faute, un fait causal ou une garde selon la configuration.
Un accident à vélo ou trottinette sur le trajet domicile-travail peut aussi être déclaré à la CPAM. Cette prise en charge n’efface pas le recours contre le véhicule impliqué. Voir le guide sur l’accident de trajet.
Si le tiers refuse votre thèse, mieux vaut une déclaration unilatérale complète qu’un mauvais constat signé sous pression. Dessin, cases cochées et observations doivent correspondre aux faits. Ajoutez un plan, les témoins et photographies.
La preuve de l’implication du véhicule devient centrale. Un freinage d’urgence ou une manœuvre d’évitement peut suffire juridiquement, mais il faut relier le véhicule à la chute par des éléments objectifs et contemporains.
Son assureur instruit le recours Badinter. La victime doit néanmoins déclarer le sinistre à ses propres assureurs afin d’identifier protection juridique, garantie individuelle accident ou garantie accidents de la vie.
Le FGAO peut intervenir sous conditions et délais spécifiques. Le dépôt de plainte, les témoignages et les recherches d’identification sont essentiels.
Pour un cycliste, une garantie accidents de la vie, une assurance scolaire, sportive ou individuelle peut intervenir selon le contrat. Pour un conducteur de trottinette électrique, il faut examiner la garantie personnelle du conducteur en plus de l’assurance obligatoire envers les tiers.
Conserver facture, numéro d’identification, photos antérieures, devis de réparation, batterie et accessoires. Les frais de transport ou de location temporaire doivent être justifiés. L’expertise matérielle ne doit pas faire disparaître les preuves utiles à l’accident corporel.
Les fractures du poignet, coude, clavicule, épaule, bassin, genou ou cheville sont fréquentes. Un traumatisme crânien léger peut aussi laisser fatigue, troubles de concentration, céphalées et modification du comportement. Les cicatrices, douleurs, appréhension de la circulation et stress post-traumatique doivent être documentés.
Aide pour toilette, repas, déplacements, enfants et tâches domestiques, même assurée gratuitement par un proche.
Arrêt, perte de revenus, difficulté à reprendre, reconversion et incidence sur la carrière.
Vélo, sport, sorties, voyages et autonomie : conserver licences, attestations et habitudes antérieures.
Avant toute offre définitive, le rapport d’expertise médicale doit être vérifié poste par poste. Une provision peut financer les besoins avant consolidation.
À ce jour, le cabinet ne présente pas sur cette page un résultat dédié à un accident de vélo ou trottinette électrique. Aucun dossier d’un autre type n’est artificiellement présenté comme tel. L’accompagnement s’appuie sur la pratique générale de la loi Badinter, de l’expertise et du dommage corporel.
Il conduit son vélo, mais il n’est pas conducteur d’un véhicule terrestre à moteur. Il bénéficie donc en principe du statut protecteur de victime non conductrice.
Seulement s’il respecte notamment la puissance maximale de 250 W, l’assistance liée au pédalage et l’interruption à 25 km/h.
Oui. Une assurance de responsabilité civile spécifique à l’EDPM est obligatoire.
Face à un véhicule motorisé impliqué, seule une faute inexcusable cause exclusive peut en principe l’exclure, sous réserve des protections renforcées prévues par la loi.
Oui, car il conduit un véhicule terrestre à moteur. La faute doit cependant être prouvée et discutée.
Il est obligatoire pour les enfants de moins de douze ans. À partir de douze ans, il est fortement recommandé mais non obligatoire.
Oui si son implication dans la chute est prouvée, par exemple lorsqu’elle impose une manœuvre d’évitement.
Le FGAO peut intervenir sous conditions. Il faut déposer plainte et réunir immédiatement les preuves.
Ne signez pas une version inexacte. Faites une déclaration unilatérale documentée par témoins, photos, plan et vidéos.
Il peut être reconnu par la CPAM tout en permettant un recours complémentaire contre le tiers responsable.
Pas sans véhicule motorisé impliqué. Une responsabilité du gestionnaire de voirie ou une garantie contractuelle doit alors être étudiée.
Le plus tôt possible lorsqu’il existe des blessures, une contestation des circonstances, un délit de fuite ou une expertise annoncée.
Faites vérifier gratuitement votre statut, le droit à indemnisation et les preuves à conserver.