Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
147 614 € après un polytraumatisme sévère chez un piéton renversé à Marseille
Victime d'un polytraumatisme sévère après avoir été renversé et projeté, Monsieur K. a obtenu d'Allianz IARD une indemnisation intégrale couvrant l'ensemble de ses préjudices, y compris l'assistance d'une tierce personne à vie.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 147 613,72 € (solde net) en réparation du préjudice corporel.
Voie : Référé puis protocole amiable, mai 2025 — Assureur : Allianz IARD
Le cadre juridique applicable : la protection renforcée du piéton par la loi Badinter
Le piéton victime d'un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur bénéficie du régime le plus protecteur prévu par la loi Badinter du 5 juillet 1985. Sauf faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, un piéton conserve son droit à réparation intégrale de son préjudice corporel — y compris, dans de nombreux cas, lorsqu'il a lui-même commis une imprudence (traversée hors passage protégé, par exemple), la faute simple du piéton n'étant en principe pas opposable aux piétons les plus vulnérables (mineurs, personnes âgées de plus de 70 ans, personnes titulaires d'un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80 %).
L'assureur du véhicule impliqué doit présenter une offre d'indemnisation dans le délai légal de huit mois (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de doublement du taux de l'intérêt légal prévu à l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante.
Les faits
Monsieur K., piéton, a été percuté puis projeté contre un autre véhicule à Marseille, subissant un traumatisme crânien avec hématome sous-dural, des fractures costales et vertébrales multiples, ainsi qu'une fracture humérale compliquée d'une pseudarthrose.
Le fond du droit : documenter l'intégralité d'un polytraumatisme sévère
Face à la gravité et à la multiplicité des séquelles, Maître Lionel SARFATI a mobilisé un sapiteur neurologue pour objectiver les séquelles neuropsychologiques, souvent les plus difficiles à faire reconnaître. Le dossier a permis d'obtenir la reconnaissance de l'ensemble des postes de préjudice de la nomenclature Dintilhac pertinents dans un polytraumatisme sévère : assistance tierce personne temporaire et future (viagère), incidence professionnelle (28 000 €), et préjudice d'agrément pour la perte de la pratique du football.
Le résultat
Allianz IARD a réglé à Monsieur K. un solde net de 147 613,72 €, sur la base d'un déficit fonctionnel permanent de 20% — l'un des montants les plus élevés obtenus par Maître Lionel SARFATI par voie amiable.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident piéton », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'assistance tierce personne viagère ?
C'est l'indemnisation du besoin d'aide humaine pour les actes de la vie quotidienne, reconnu comme définitif et donc dû à vie, lorsque les séquelles de la victime ne lui permettent plus d'accomplir seule certains actes essentiels.
Comment sont indemnisées les séquelles neuropsychologiques après un traumatisme crânien ?
Elles sont objectivées par un bilan neuropsychologique réalisé par un sapiteur spécialisé lors de l'expertise, qui vient compléter l'expertise médicale générale pour ne pas sous-évaluer ce type de séquelles souvent invisibles.
Que faire si le conducteur a pris la fuite après avoir percuté un piéton ?
Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) peut indemniser la victime lorsque le responsable n'a pas pu être identifié, selon une procédure spécifique que l'avocat peut engager pour le compte de la victime.
Quels préjudices sont le plus souvent sous-évalués dans un dossier de piéton renversé ?
L'incidence professionnelle, le préjudice d'agrément et le stress post-traumatique consécutif au choc sont fréquemment sous-évalués dans les premières offres, faute d'une expertise suffisamment approfondie sur ces aspects.
Un piéton percuté par un cycliste bénéficie-t-il du même régime que la loi Badinter ?
Non. La loi Badinter s'applique aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Un accident causé par un cycliste relève du droit commun de la responsabilité civile (notamment l'article 1240 du code civil), ce qui suppose de démontrer une faute du cycliste responsable.
Victime d'un polytraumatisme après un accident ?
Un dossier de cette gravité mérite une expertise complète, poste par poste.