Accueil Résultats obtenus Explosion domestique en région marseillaise — syndrome de stress indemnisé
Région marseillaise — accident de la vie, explosion domestique

11 608 € après une explosion domestique chez un voisin

Réveillée par l'explosion au gaz de la maison d'un voisin, Madame C. a obtenu réparation intégrale et amiable de son préjudice auprès d'ALLIANZ IARD, assureur habitation du responsable.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 11 608,38 € en réparation du préjudice corporel.

Voie : Protocole amiable, septembre 2025 — Assureur : ALLIANZ IARD

Le cadre juridique applicable : la responsabilité civile de droit commun

Un accident de la vie courante — chute, explosion domestique, sinistre chez un tiers — ne relève pas de la loi Badinter, réservée aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur, mais du droit commun de la responsabilité civile. Selon les circonstances, le fondement juridique varie : article 1240 du code civil (responsabilité pour faute), article 1242 alinéa 1er du code civil (responsabilité du gardien de la chose, par exemple une installation défectueuse à l'origine d'une explosion), ou encore article 1243 du code civil lorsqu'un animal est impliqué.

Dans ce cadre, c'est le plus souvent l'assurance multirisque habitation ou responsabilité civile du responsable identifié — voisin, syndic de copropriété, propriétaire — qui prend en charge l'indemnisation de la victime, après démonstration du fait générateur, du préjudice et du lien de causalité entre les deux. À défaut de responsable identifié ou solvable, la propre garantie « garantie des accidents de la vie » (GAV) souscrite par la victime peut, si elle existe, être mobilisée.

Les faits

Madame C. a été réveillée en pleine nuit par l'explosion au gaz de la maison d'un voisin en région marseillaise, en mai 2022. Inquiète pour ses enfants, elle a dû mettre sa famille en sécurité dans l'urgence.

Le fond du droit : la responsabilité du voisin en dehors de la loi Badinter

Contrairement à un accident de la circulation, une explosion domestique relève du droit commun de la responsabilité civile (articles 1240 et suivants du code civil) et non du régime spécifique de la loi Badinter. C'est l'assureur multirisque habitation du voisin responsable de l'installation à l'origine de l'explosion qui prend en charge l'indemnisation des victimes. Le syndrome de stress consécutif au réveil brutal et à la mise en sécurité de sa famille a été objectivé lors de l'expertise médico-légale contradictoire.

Le résultat

ALLIANZ IARD a reconnu le droit à indemnisation de Madame C. à 100% et a réglé le dossier à l'amiable, sans procédure judiciaire, pour un montant de 11 608,38 €. Plusieurs autres victimes de la même explosion ont également été indemnisées par Maître Lionel SARFATI — voir notamment le dossier d'un résident de la maison de retraite voisine.

Individualiser le préjudice au sein d’un même événement collectif

Une même explosion ne produit pas un dommage identique pour tous les membres d’une famille. Pour Madame C., le réveil brutal, la peur pour ses enfants et leur mise en sécurité ont constitué une expérience propre, distincte de celle de son époux parti secourir les voisins. Le cabinet a donc soutenu une évaluation autonome de son syndrome de stress, au lieu d’une approche globale du sinistre familial.

Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier

L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
  • Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
  • Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
  • Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
  • Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
  • Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
  • Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.

Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.

Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille

Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la vie courante », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.

Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

FAQ

Questions fréquentes

Une explosion domestique relève-t-elle de la loi Badinter ?

Non. La loi Badinter du 5 juillet 1985 est propre aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Une explosion domestique relève du droit commun de la responsabilité civile, engageant l'assurance habitation du responsable.

Un choc psychologique sans blessure physique peut-il être indemnisé ?

Oui, dès lors qu'il est objectivé par une expertise médicale et qu'il est directement imputable à l'événement — un syndrome de stress aigu ou post-traumatique constitue un préjudice corporel à part entière.

Qui indemnise en cas d'explosion chez un voisin ?

C'est en principe l'assurance multirisque habitation du voisin responsable de l'installation à l'origine de l'explosion (gaz, électricité) qui prend en charge l'indemnisation des victimes, sur le fondement de la responsabilité du gardien de la chose (article 1242 alinéa 1er du code civil).

Que se passe-t-il si le responsable n'est pas assuré ou non identifiable ?

Si la victime a souscrit une garantie des accidents de la vie (GAV), celle-ci peut être mobilisée. À défaut, l'indemnisation peut s'avérer plus complexe et nécessiter une analyse individualisée du dossier.

Plusieurs victimes d'un même sinistre sont-elles indemnisées de la même façon ?

Non. Chaque victime bénéficie d'une évaluation individuelle et intégrale de son propre préjudice, même si les circonstances de fait et l'assureur responsable sont identiques : le taux de déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les autres postes sont chiffrés séparément pour chacune.

Victime d'une explosion ou d'un sinistre chez un voisin ?

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