Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
8 340 € après une explosion domestique ayant touché un établissement pour personnes âgées
Résident d'un établissement touché par l'explosion au gaz d'un immeuble voisin, Monsieur D. a obtenu réparation intégrale, trois ans après les faits, auprès d'ALLIANZ IARD.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 8 340,17 € (solde net) en réparation du préjudice corporel.
Voie : Protocole amiable, mai 2025 — Assureur : ALLIANZ IARD
Le cadre juridique applicable : la responsabilité civile de droit commun
Un accident de la vie courante — chute, explosion domestique, sinistre chez un tiers — ne relève pas de la loi Badinter, réservée aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur, mais du droit commun de la responsabilité civile. Selon les circonstances, le fondement juridique varie : article 1240 du code civil (responsabilité pour faute), article 1242 alinéa 1er du code civil (responsabilité du gardien de la chose, par exemple une installation défectueuse à l'origine d'une explosion), ou encore article 1243 du code civil lorsqu'un animal est impliqué.
Dans ce cadre, c'est le plus souvent l'assurance multirisque habitation ou responsabilité civile du responsable identifié — voisin, syndic de copropriété, propriétaire — qui prend en charge l'indemnisation de la victime, après démonstration du fait générateur, du préjudice et du lien de causalité entre les deux. À défaut de responsable identifié ou solvable, la propre garantie « garantie des accidents de la vie » (GAV) souscrite par la victime peut, si elle existe, être mobilisée.
Les faits
Monsieur D., résident d'un établissement pour personnes âgées en région marseillaise, a été victime de l'explosion au gaz d'un immeuble voisin en mai 2022, qui a touché les lieux qu'il occupait.
Le fond du droit : une indemnisation reconnue malgré un règlement tardif
Le droit à indemnisation de Monsieur D. a été reconnu à 100% par ALLIANZ IARD, assureur du responsable de l'installation à l'origine de l'explosion, sans contestation apparente sur le principe. L'accord amiable n'a toutefois été formalisé que près de trois ans après le sinistre — un délai qui illustre l'importance, pour une victime âgée et potentiellement vulnérable, d'être accompagnée dans la durée pour que le dossier ne s'enlise pas.
Le résultat
ALLIANZ IARD a réglé à Monsieur D. un solde net de 8 340,17 € en réparation de son préjudice corporel. Une résidente de la même structure, également victime de cette explosion, a obtenu une indemnisation comparable — voir ce second dossier.
Une victime vulnérable accompagnée jusque dans son lieu de vie
L’explosion a soufflé le domicile de Monsieur D., qui est sorti seul des décombres avant d’être transporté à l’hôpital Laveran. Son âge, ses antécédents respiratoires et son installation ultérieure en maison de retraite imposaient de distinguer ce qui préexistait du retentissement propre au sinistre. L’expertise a été organisée sur son lieu de résidence, en présence du médecin-conseil de victime, afin que ses difficultés puissent être appréciées dans son environnement réel.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la vie courante », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Un accord amiable peut-il prendre plusieurs années à se conclure ?
Oui, en particulier lorsque plusieurs victimes du même sinistre doivent être indemnisées par le même assureur, ou lorsque l'état de santé de la victime nécessite un délai de consolidation long avant l'expertise définitive. Un suivi rigoureux du dossier reste essentiel pour éviter qu'il ne s'enlise.
Une personne âgée résidant en établissement peut-elle être indemnisée comme toute autre victime ?
Oui, l'âge ou la situation de vulnérabilité de la victime n'a pas d'incidence sur le principe du droit à réparation intégrale ; elle justifie en revanche un accompagnement particulièrement attentif tout au long de la procédure.
Que se passe-t-il si le responsable n'est pas assuré ou non identifiable ?
Si la victime a souscrit une garantie des accidents de la vie (GAV), celle-ci peut être mobilisée. À défaut, l'indemnisation peut s'avérer plus complexe et nécessiter une analyse individualisée du dossier.
Plusieurs victimes d'un même sinistre sont-elles indemnisées de la même façon ?
Non. Chaque victime bénéficie d'une évaluation individuelle et intégrale de son propre préjudice, même si les circonstances de fait et l'assureur responsable sont identiques : le taux de déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les autres postes sont chiffrés séparément pour chacune.
Un choc psychologique sans blessure physique peut-il être indemnisé ?
Oui, dès lors qu'il est objectivé par une expertise médicale (souvent psychiatrique) et directement imputable à l'événement : un syndrome de stress aigu ou post-traumatique constitue un préjudice corporel à part entière, indemnisable au même titre qu'une blessure physique.
Un proche âgé victime d'un sinistre domestique ?
Maître Lionel SARFATI assure un suivi dans la durée, y compris pour les dossiers les plus longs.