Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
10 377 € après une explosion domestique ayant touché un établissement pour personnes âgées
Résidente d'un établissement touché par l'explosion au gaz d'un immeuble voisin, Madame V. a obtenu réparation intégrale, individualisée par rapport à celle des autres victimes du même sinistre.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 10 377,24 € (solde net) en réparation du préjudice corporel.
Voie : Protocole amiable, mai 2025 — Assureur : ALLIANZ IARD
Le cadre juridique applicable : la responsabilité civile de droit commun
Un accident de la vie courante — chute, explosion domestique, sinistre chez un tiers — ne relève pas de la loi Badinter, réservée aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur, mais du droit commun de la responsabilité civile. Selon les circonstances, le fondement juridique varie : article 1240 du code civil (responsabilité pour faute), article 1242 alinéa 1er du code civil (responsabilité du gardien de la chose, par exemple une installation défectueuse à l'origine d'une explosion), ou encore article 1243 du code civil lorsqu'un animal est impliqué.
Dans ce cadre, c'est le plus souvent l'assurance multirisque habitation ou responsabilité civile du responsable identifié — voisin, syndic de copropriété, propriétaire — qui prend en charge l'indemnisation de la victime, après démonstration du fait générateur, du préjudice et du lien de causalité entre les deux. À défaut de responsable identifié ou solvable, la propre garantie « garantie des accidents de la vie » (GAV) souscrite par la victime peut, si elle existe, être mobilisée.
Les faits
Madame V., résidente du même établissement pour personnes âgées que Monsieur D., a également été victime de l'explosion au gaz de l'immeuble voisin en mai 2022.
Le fond du droit : une indemnisation individualisée malgré un sinistre collectif
Lorsqu'un même événement touche plusieurs victimes, chacune conserve un droit à une évaluation individuelle et intégrale de son propre préjudice : le taux de déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les autres postes de préjudice sont chiffrés séparément pour chaque victime, même si l'assureur et les circonstances de fait sont identiques. C'est ce qui explique que Madame V. et Monsieur D., victimes du même sinistre, aient obtenu des montants différents, reflétant chacun leur propre déficit fonctionnel permanent.
Le résultat
ALLIANZ IARD a réglé à Madame V. un solde net de 10 377,24 € en réparation de son préjudice corporel, dans le cadre d'un accord amiable formalisé trois ans après les faits.
Une expertise distincte pour la seconde victime du foyer
Madame V. se trouvait dans le même logement lors de l’explosion, mais son dommage ne pouvait être évalué par comparaison avec celui de Monsieur D. Le cabinet a suivi une expertise et une liquidation propres à sa situation, puis contrôlé séparément les postes temporaires et permanents. La différence entre les deux montants obtenus illustre un principe essentiel : même lorsqu’un assureur traite un sinistre collectif, chaque victime conserve droit à une réparation strictement personnelle.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la vie courante », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Quand plusieurs personnes sont victimes du même sinistre, sont-elles indemnisées de la même façon ?
Non. Chaque victime bénéficie d'une évaluation individuelle de son propre préjudice, même si les circonstances de fait et l'assureur responsable sont identiques : l'indemnisation varie selon les séquelles réellement constatées chez chacune.
Faut-il un avocat différent pour chaque victime d'un même sinistre ?
Non, un même avocat peut accompagner plusieurs victimes d'un même événement, à condition de veiller à ce que chaque dossier soit traité et chiffré de façon strictement individuelle, sans conflit d'intérêts entre les victimes.
Plusieurs victimes d'un même sinistre sont-elles indemnisées de la même façon ?
Non. Chaque victime bénéficie d'une évaluation individuelle et intégrale de son propre préjudice, même si les circonstances de fait et l'assureur responsable sont identiques : le taux de déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les autres postes sont chiffrés séparément pour chacune.
Un choc psychologique sans blessure physique peut-il être indemnisé ?
Oui, dès lors qu'il est objectivé par une expertise médicale (souvent psychiatrique) et directement imputable à l'événement : un syndrome de stress aigu ou post-traumatique constitue un préjudice corporel à part entière, indemnisable au même titre qu'une blessure physique.
Combien de temps faut-il pour être indemnisé après un accident de la vie courante ?
Contrairement aux accidents de la circulation, il n'existe pas de délai légal contraignant l'assureur à formuler une offre. Le suivi rigoureux du dossier par un avocat est donc déterminant pour éviter qu'il ne s'enlise, en particulier lorsque plusieurs victimes ou plusieurs polices d'assurance sont concernées.
Un proche âgé victime d'un sinistre domestique ?
Maître Lionel SARFATI assure un suivi dans la durée, y compris pour les dossiers les plus longs.