Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
16 242 € après un piéton renversé, doublement des intérêts légaux obtenu
Percutée en traversant, Madame R. a obtenu réparation intégrale auprès d'AVANSSUR, avec sanction de l'assureur pour son silence persistant malgré huit courriers de relance.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 16 242,50 € en réparation du préjudice corporel, avec doublement des intérêts légaux.
Voie : Jugement TJ Tarascon, janvier 2026 — Assureur : AVANSSUR
Le cadre juridique applicable : la protection renforcée du piéton par la loi Badinter
Le piéton victime d'un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur bénéficie du régime le plus protecteur prévu par la loi Badinter du 5 juillet 1985. Sauf faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, un piéton conserve son droit à réparation intégrale de son préjudice corporel — y compris, dans de nombreux cas, lorsqu'il a lui-même commis une imprudence (traversée hors passage protégé, par exemple), la faute simple du piéton n'étant en principe pas opposable aux piétons les plus vulnérables (mineurs, personnes âgées de plus de 70 ans, personnes titulaires d'un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80 %).
L'assureur du véhicule impliqué doit présenter une offre d'indemnisation dans le délai légal de huit mois (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de doublement du taux de l'intérêt légal prévu à l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante.
Les faits
Madame R., piétonne malvoyante, a été percutée en traversant à Marseille, projetée puis chutée au sol, avec une fracture du plateau tibial (Schatzker III).
Le fond du droit : sanctionner un défaut d'offre persistant
Malgré huit courriers de relance adressés par Maître Lionel SARFATI, AVANSSUR n'a jamais formulé d'offre d'indemnisation dans les délais légaux. Le tribunal judiciaire de Tarascon a fait application de l'article L.211-13 du code des assurances et retenu le doublement des intérêts légaux pour ce défaut d'offre persistant.
Le résultat
Madame R. a obtenu 16 242,50 € en réparation de son préjudice corporel, majorés des intérêts au double du taux légal.
Comment le cabinet a construit ce résultat
Le dossier partait d’une situation concrète : Madame R., piétonne malvoyante, a été percutée en traversant à Marseille, projetée puis chutée au sol, avec une fracture du plateau tibial (Schatzker III). Le travail de Maître Lionel SARFATI s’est organisé autour de la protection du piéton, la preuve des circonstances, l’expertise médicale et le chiffrage séparé de chaque séquelle. L’objectif était de transformer les pièces médicales, professionnelles et assurantielles en une démonstration cohérente, sans réduire la victime à un taux d’incapacité.
Le point de discussion déterminant était le suivant : Malgré huit courriers de relance adressés par Maître Lionel SARFATI, AVANSSUR n'a jamais formulé d'offre d'indemnisation dans les délais légaux. Le tribunal judiciaire de Tarascon a fait application de l'article L.211-13 du code des assurances et retenu le doublement des intérêts légaux pour ce défaut d'offre persistant. L’issue obtenue doit être lue à la lumière de cette stratégie : Madame R. a obtenu 16 242,50 € en réparation de son préjudice corporel, majorés des intérêts au double du taux légal.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident piéton », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Que faire si un assureur ne répond pas malgré plusieurs relances ?
Chaque relance restée sans réponse renforce la démonstration du défaut d'offre dans les délais légaux, ce qui permet ensuite de solliciter devant le tribunal le doublement des intérêts légaux prévu par l'article L.211-13 du code des assurances.
Un handicap visuel a-t-il une incidence sur le droit à indemnisation d'un piéton ?
Non, le droit à indemnisation d'un piéton renversé reste entier, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident — une situation exceptionnelle qui n'est pas caractérisée par le seul fait d'un handicap visuel.
Les enfants et les personnes âgées bénéficient-ils d'une protection particulière ?
Oui. Les mineurs, les personnes âgées de plus de 70 ans au moment de l'accident et les personnes titulaires d'un taux d'incapacité au moins égal à 80 % ne peuvent, sauf recherche volontaire du dommage, se voir opposer leur propre faute, quelle qu'elle soit.
Que faire si le conducteur a pris la fuite après avoir percuté un piéton ?
Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) peut indemniser la victime lorsque le responsable n'a pas pu être identifié, selon une procédure spécifique que l'avocat peut engager pour le compte de la victime.
Quels préjudices sont le plus souvent sous-évalués dans un dossier de piéton renversé ?
L'incidence professionnelle, le préjudice d'agrément et le stress post-traumatique consécutif au choc sont fréquemment sous-évalués dans les premières offres, faute d'une expertise suffisamment approfondie sur ces aspects.
Un assureur reste muet malgré vos relances ?
Ce silence peut être sanctionné devant le tribunal.