Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
52 863 € après un accident de scooter, préjudice d'agrément reconnu
Victime d'une fracture du pied lors d'un choc latéral, Monsieur M. a obtenu de Generali Iard une indemnisation négociée poste par poste, incluant un préjudice d'agrément que le rapport initial n'avait pas retenu.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 52 863,11 € (solde net) en réparation du préjudice corporel, incluant 5 000 € au titre du préjudice d'agrément.
Voie : Protocole amiable, mai 2025 — Assureur : Generali Iard (L'Équité)
Le cadre juridique applicable : la loi Badinter et la protection du motard ou scootériste
Le conducteur ou le passager d'une moto ou d'un scooter impliqué dans un accident avec un autre véhicule terrestre à moteur relève, comme tout usager de la route, de la loi Badinter du 5 juillet 1985. Les deux-roues motorisés sont statistiquement plus exposés aux dommages corporels graves, ce qui rend d'autant plus déterminante une évaluation rigoureuse de chaque poste de préjudice.
L'assureur du véhicule tiers impliqué doit formuler une offre d'indemnisation dans le délai de huit mois prévu par l'article L.211-9 du code des assurances, sous peine du doublement du taux de l'intérêt légal prévu par l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante. Lorsque le conducteur de moto ou de scooter est lui-même seul impliqué dans l'accident (chute sans tiers identifié), l'indemnisation peut dépendre de la garantie du conducteur souscrite à titre individuel — un point qu'il convient de vérifier systématiquement dès les premières démarches.
Les faits
Monsieur M. a subi un choc latéral sur une voie rapide en région marseillaise, chutant et se retrouvant coincé sous son scooter, avec une fracture du Lisfranc du pied gauche.
Le fond du droit : négocier poste par poste face à un rapport défavorable
Le régime protecteur de la loi Badinter garantissait le droit à indemnisation à 100%, mais le rapport d'expertise initial n'avait retenu ni incidence professionnelle ni pertes de gains futures. Maître Lionel SARFATI a néanmoins obtenu, poste par poste, la reconnaissance d'un préjudice d'agrément à hauteur de 5 000 €, correspondant à l'impossibilité ou la difficulté durable de poursuivre des activités de loisirs pratiquées avant l'accident.
Le résultat
Generali Iard a réglé à Monsieur M. un solde net de 52 863,11 €, l'un des montants les plus élevés obtenus par voie strictement amiable dans ce type de dossier.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice sexuel — atteinte aux fonctions sexuelles, à la libido ou à la fertilité.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de moto ou de scooter », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Un rapport d'expertise défavorable ferme-t-il la porte à une indemnisation complète ?
Non. Un rapport qui n'a pas retenu certains postes de préjudice peut être discuté et complété par la négociation, poste par poste, à condition de documenter précisément l'impact réel des séquelles sur la vie de la victime.
Comment prouver un préjudice d'agrément ?
En justifiant de la pratique effective, avant l'accident, d'une activité sportive, artistique ou de loisir spécifique, et de l'impossibilité ou de la difficulté durable de la poursuivre du fait des séquelles retenues par l'expertise.
Puis-je être indemnisé si je conduisais sans permis valide au moment de l'accident ?
Une irrégularité administrative (permis non valide, assurance non à jour du côté de la victime) ne prive pas nécessairement du droit à indemnisation au titre du dommage corporel, ce point relevant d'une analyse juridique précise à mener avec un avocat.
Combien de temps dure une procédure d'indemnisation après un accident de deux-roues ?
La durée dépend principalement du délai de consolidation médicale, qui peut varier de quelques mois à plusieurs années selon la gravité des blessures. Des provisions peuvent être obtenues avant l'issue définitive du dossier.
L'assureur peut-il mandater son propre médecin pour m'examiner ?
Oui, mais la victime a le droit d'être assistée par un médecin-conseil de recours lors de cette expertise, afin de garantir un débat contradictoire et une évaluation fidèle de l'ensemble des séquelles.
Vos loisirs sont affectés par vos séquelles ?
Le préjudice d'agrément se négocie même quand l'expertise initiale ne le retient pas.