Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
30 031 € pour un stress post-traumatique après une agression volontaire à Marseille
Percuté volontairement par un automobiliste, Monsieur R. a obtenu du Fonds de Garantie des Victimes la réparation d'un préjudice essentiellement psychiatrique, objectivé par une expertise sapiteur.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 30 031,50 € en réparation du préjudice corporel et psychique.
Voie : Constat d'accord homologué par la CIVI du tribunal judiciaire de Marseille, avril 2025 — Organisme : Fonds de Garantie des Victimes (FGTI)
Le cadre juridique applicable : l'indemnisation des victimes d'infractions
La victime d'une agression ou, plus largement, d'une infraction pénale volontaire (coups et blessures, morsure d'animal dans certains contextes assimilés) dispose de plusieurs voies d'indemnisation. Lorsque l'auteur est identifié et solvable ou assuré, une action en responsabilité de droit commun (article 1240 du code civil, ou 1243 en cas de fait d'un animal) peut être engagée devant les juridictions civiles ou dans le cadre d'une constitution de partie civile devant les juridictions pénales.
Lorsque l'auteur est inconnu, insolvable ou non assuré, la victime peut saisir la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI), qui statue sur l'indemnisation du préjudice au regard des critères fixés par les articles 706-3 et suivants du code de procédure pénale, l'indemnisation étant en pratique versée par le Fonds de Garantie des Victimes d'actes de Terrorisme et d'autres Infractions (FGTI).
Les faits
Monsieur R., scootériste, a été volontairement percuté à deux reprises par un automobiliste lors d'un trajet domicile-travail à Marseille. Une plainte a été déposée le jour même des faits.
Le fond du droit : indemniser un préjudice essentiellement psychiatrique
Une agression volontaire, même sans lésion osseuse grave, peut laisser des séquelles psychiques durables : syndrome de stress post-traumatique, anxiété, perte de confiance. Maître Lionel SARFATI a fait appel à un sapiteur psychiatre lors de l'expertise pour objectiver et chiffrer ce préjudice, souvent sous-évalué faute d'être documenté avec la même rigueur qu'une fracture. Le dossier a été porté devant la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI), qui permet à toute victime d'une infraction pénale d'obtenir réparation auprès du Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d'autres Infractions (FGTI), y compris lorsque l'auteur des faits est insolvable ou non identifié.
Le résultat
Un déficit fonctionnel permanent global de 8 %, à composante psychiatrique prépondérante, a été retenu. Le FGTI a indemnisé Monsieur R. à hauteur de 30 031,50 € au titre d'un constat d'accord homologué par la CIVI de Marseille.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
- Préjudice sexuel — atteinte aux fonctions sexuelles, à la libido ou à la fertilité.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « agression et infraction pénale », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la CIVI et qui peut y avoir recours ?
La Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI) permet à toute victime d'une infraction pénale ayant entraîné une atteinte à sa personne d'obtenir réparation intégrale auprès du Fonds de Garantie des Victimes (FGTI), y compris lorsque l'auteur est insolvable, non identifié ou non poursuivi.
Un préjudice psychologique sans blessure physique grave est-il indemnisable ?
Oui. Un syndrome de stress post-traumatique consécutif à une agression peut être objectivé par une expertise psychiatrique et donner lieu à un déficit fonctionnel permanent, au même titre qu'une séquelle physique.
Que faire si l'agresseur n'a pas été identifié ou n'a pas de quoi indemniser sa victime ?
La victime peut saisir la Commission d'Indemnisation des Victimes d'Infractions (CIVI), qui permet d'obtenir une indemnisation prise en charge par le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI), indépendamment de la situation financière ou de l'identification de l'auteur.
Faut-il porter plainte avant de pouvoir être indemnisé ?
Le dépôt de plainte constitue en principe un préalable utile, notamment pour établir la matérialité des faits, mais la saisine de la CIVI reste possible même en l'absence de condamnation pénale de l'auteur, dès lors que l'infraction est établie.
Le stress post-traumatique consécutif à une agression est-il indemnisable ?
Oui, dès lors qu'il est objectivé par une expertise psychiatrique et directement imputable aux faits : il constitue un préjudice corporel à part entière, indemnisable comme les blessures physiques, souvent au titre des souffrances endurées ou d'un poste spécifique selon les cas.
Victime d'une agression ?
Le FGTI peut vous indemniser même si l'auteur est insolvable ou non identifié.