Accueil Résultats obtenus Chute dans une station-service à Marseille — genou et cheville
Marseille — accident de la vie, chute sur sol glissant

20 266 € après une chute dans une station-service à Marseille

Victime d'une fracture du genou et d'une contusion à la cheville après une chute sur le sol d'une station-service, Monsieur F. a obtenu réparation malgré un état antérieur invoqué par l'assureur.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 20 265,90 € (solde net) en réparation du préjudice corporel.

Voie : Protocole amiable, mars 2026 — Assureur : Generali IARD

Le cadre juridique applicable : la responsabilité civile de droit commun

Un accident de la vie courante — chute, explosion domestique, sinistre chez un tiers — ne relève pas de la loi Badinter, réservée aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur, mais du droit commun de la responsabilité civile. Selon les circonstances, le fondement juridique varie : article 1240 du code civil (responsabilité pour faute), article 1242 alinéa 1er du code civil (responsabilité du gardien de la chose, par exemple une installation défectueuse à l'origine d'une explosion), ou encore article 1243 du code civil lorsqu'un animal est impliqué.

Dans ce cadre, c'est le plus souvent l'assurance multirisque habitation ou responsabilité civile du responsable identifié — voisin, syndic de copropriété, propriétaire — qui prend en charge l'indemnisation de la victime, après démonstration du fait générateur, du préjudice et du lien de causalité entre les deux. À défaut de responsable identifié ou solvable, la propre garantie « garantie des accidents de la vie » (GAV) souscrite par la victime peut, si elle existe, être mobilisée.

Les faits

Monsieur F. a glissé sur le sol d'une station-service, entraînant une fracture trabéculaire sous-chondrale du plateau tibial et une contusion osseuse du talus.

Le fond du droit : distinguer l'état antérieur des séquelles réellement imputables

L'exploitant d'une station-service, comme tout établissement recevant du public, a une obligation de sécurité concernant l'état de ses sols. Le débat technique du dossier a porté sur la part de l'état antérieur de Monsieur F. — une gonarthrose et une ancienne fracture du calcanéum — dans ses séquelles actuelles. Une analyse rigoureuse de l'expertise médicale a permis de circonscrire le déficit fonctionnel permanent réellement imputable à la chute, sans que l'état antérieur ne serve de prétexte à une minoration excessive de l'indemnisation.

Le résultat

Generali IARD a réglé à Monsieur F. un solde net de 20 265,90 € en réparation de son préjudice corporel, sur la base d'un déficit fonctionnel permanent de 4%.

Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier

L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
  • Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
  • Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
  • Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
  • Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
  • Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
  • Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.

Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.

Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille

Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de la vie courante », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.

Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

FAQ

Questions fréquentes

Un état de santé antérieur peut-il réduire mon indemnisation après une chute ?

Seules les séquelles directement imputables à l'accident sont indemnisées. Une expertise médicale rigoureuse permet de distinguer ce qui relève d'une pathologie préexistante de ce qui résulte réellement de la chute, pour éviter une minoration injustifiée.

Un exploitant de station-service est-il responsable si je glisse sur son sol ?

Il peut l'être, sur le fondement de la responsabilité du gardien de la chose ou de son obligation de sécurité en tant qu'établissement recevant du public, dès lors que l'état du sol a été à l'origine de la chute.

Combien de temps faut-il pour être indemnisé après un accident de la vie courante ?

Contrairement aux accidents de la circulation, il n'existe pas de délai légal contraignant l'assureur à formuler une offre. Le suivi rigoureux du dossier par un avocat est donc déterminant pour éviter qu'il ne s'enlise, en particulier lorsque plusieurs victimes ou plusieurs polices d'assurance sont concernées.

Un accident domestique peut-il être indemnisé comme un accident de la route ?

Le principe de réparation intégrale du préjudice corporel reste le même, mais le fondement juridique diffère : pas de régime automatique comme la loi Badinter, il faut démontrer la responsabilité d'un tiers identifié (voisin, syndic, propriétaire) sur le fondement du droit commun.

Qui indemnise en cas d'explosion chez un voisin ?

C'est en principe l'assurance multirisque habitation du voisin responsable de l'installation à l'origine de l'explosion (gaz, électricité) qui prend en charge l'indemnisation des victimes, sur le fondement de la responsabilité du gardien de la chose (article 1242 alinéa 1er du code civil).

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