Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
30 739 € après un accident de scooter, incidence professionnelle reconnue
Blessée au coude en tant que passagère de scooter, Madame A. a obtenu de la MACIF une indemnisation intégrant la gêne durable dans sa profession de coiffeuse indépendante.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 30 738,75 € en réparation du préjudice corporel, incluant 10 000 € au titre de l'incidence professionnelle.
Voie : Provision de référé (10 000 €) puis protocole amiable — Assureur : MACIF
Le cadre juridique applicable : la loi Badinter et la protection du motard ou scootériste
Le conducteur ou le passager d'une moto ou d'un scooter impliqué dans un accident avec un autre véhicule terrestre à moteur relève, comme tout usager de la route, de la loi Badinter du 5 juillet 1985. Les deux-roues motorisés sont statistiquement plus exposés aux dommages corporels graves, ce qui rend d'autant plus déterminante une évaluation rigoureuse de chaque poste de préjudice.
L'assureur du véhicule tiers impliqué doit formuler une offre d'indemnisation dans le délai de huit mois prévu par l'article L.211-9 du code des assurances, sous peine du doublement du taux de l'intérêt légal prévu par l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante. Lorsque le conducteur de moto ou de scooter est lui-même seul impliqué dans l'accident (chute sans tiers identifié), l'indemnisation peut dépendre de la garantie du conducteur souscrite à titre individuel — un point qu'il convient de vérifier systématiquement dès les premières démarches.
Les faits
Madame A., passagère arrière d'un scooter, a chuté après un dérapage sur des gravillons, avec un impact direct sur le coude gauche.
Le fond du droit : l'incidence professionnelle, un poste de préjudice à part entière
La MACIF ne contestait pas le droit à indemnisation, mais s'opposait au montant de la provision sollicitée (5 000 € proposés contre 15 000 € demandés ; 10 000 € finalement alloués en référé). Le point le plus significatif du dossier est la reconnaissance de l'incidence professionnelle : bien que le déficit fonctionnel permanent soit resté modéré (5%), Madame A., coiffeuse indépendante, subissait une gêne durable dans l'exercice de sa profession, geste technique par geste technique. Ce préjudice a été indemnisé de façon autonome, à hauteur de 10 000 €, au-delà de la seule réparation du déficit fonctionnel.
Le résultat
Madame A. a obtenu 30 738,75 € au total, dont 10 000 € au titre de l'incidence professionnelle.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice sexuel — atteinte aux fonctions sexuelles, à la libido ou à la fertilité.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident de moto ou de scooter », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'incidence professionnelle et en quoi diffère-t-elle du déficit fonctionnel permanent ?
L'incidence professionnelle indemnise la gêne durable dans l'exercice ou la poursuite d'une activité professionnelle du fait des séquelles, indépendamment du taux de déficit fonctionnel permanent, qui mesure lui l'atteinte générale aux fonctions physiques ou psychiques.
Un déficit fonctionnel modéré exclut-il une indemnisation professionnelle importante ?
Non. Un taux de déficit fonctionnel permanent modéré peut coexister avec une incidence professionnelle significative, notamment pour les métiers manuels ou nécessitant une dextérité fine, comme la coiffure.
Le port du casque peut-il réduire mon indemnisation ?
L'absence de casque peut, dans certains cas, être retenue comme une faute de la victime susceptible de réduire son droit à indemnisation pour les postes de préjudice liés directement au défaut de protection (traumatisme crânien notamment). Chaque situation doit être appréciée au cas par cas.
Que se passe-t-il en cas de chute sans tiers responsable identifié ?
L'indemnisation dépend alors de la garantie du conducteur ou de la garantie individuelle accident souscrite par la victime elle-même, et non du régime de la loi Badinter qui suppose l'implication d'un tiers.
Comment est évaluée l'incidence professionnelle après un accident de moto ou de scooter ?
L'incidence professionnelle est appréciée au regard du métier exercé avant l'accident, de la pénibilité accrue au poste de travail, d'un éventuel reclassement ou d'une dévalorisation sur le marché du travail — un point déterminant pour les métiers physiques ou nécessitant une mobilité importante.
Vos séquelles affectent votre activité professionnelle ?
L'incidence professionnelle doit être chiffrée séparément du déficit fonctionnel.