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Marseille — piéton percuté par une cycliste

48 894 € après un piéton percuté par une cycliste à Marseille

Percuté par une cycliste et non par un véhicule à moteur, Monsieur C. a néanmoins obtenu réparation intégrale auprès de Generali Iard, sur le fondement de la responsabilité civile de droit commun.

Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011

Résultat obtenu : 48 894,25 € en réparation du préjudice corporel.

Voie : Référé puis protocole amiable, 2023 — Assureur : GENERALI IARD

Le cadre juridique applicable : la protection renforcée du piéton par la loi Badinter

Le piéton victime d'un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur bénéficie du régime le plus protecteur prévu par la loi Badinter du 5 juillet 1985. Sauf faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, un piéton conserve son droit à réparation intégrale de son préjudice corporel — y compris, dans de nombreux cas, lorsqu'il a lui-même commis une imprudence (traversée hors passage protégé, par exemple), la faute simple du piéton n'étant en principe pas opposable aux piétons les plus vulnérables (mineurs, personnes âgées de plus de 70 ans, personnes titulaires d'un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80 %).

L'assureur du véhicule impliqué doit présenter une offre d'indemnisation dans le délai légal de huit mois (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de doublement du taux de l'intérêt légal prévu à l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante.

Les faits

Monsieur C., piéton, a été percuté par une cycliste à Marseille, entraînant une fracture céphalo-tubérositaire pluri-fragmentaire de l'épaule gauche.

Le fond du droit : un régime différent quand l'auteur n'est pas un véhicule à moteur

Contrairement à la majorité des dossiers piétons, cet accident n'impliquait pas de véhicule terrestre à moteur : la loi Badinter du 5 juillet 1985 ne s'appliquait donc pas directement. C'est la responsabilité civile de droit commun de la cycliste, prise en charge par son assurance (GENERALI IARD, au titre de sa garantie responsabilité civile), qui a été mobilisée. Malgré un accident déjà ancien, l'assureur a tardé à indemniser : une procédure de référé a été nécessaire pour contraindre à l'expertise et sanctionner ce retard, obtenant la condamnation aux dépens et au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Le résultat

Monsieur C. a obtenu 48 894,25 € en réparation de son préjudice corporel, sur la base d'un déficit fonctionnel permanent de 14%.

Un recours de droit commun contre l’assureur de la cycliste

La fracture céphalo-tubérositaire de l’épaule était pluri-fragmentaire et comminutive, avec un retentissement fonctionnel durable. Comme aucun véhicule terrestre à moteur n’était impliqué, il fallait construire le recours contre la cycliste et mobiliser sa garantie de responsabilité civile auprès de GENERALI. Face au retard de traitement, une procédure de référé a permis d’obtenir l’expertise et une provision avant la liquidation définitive du dommage.

Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier

L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :

  • Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
  • Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
  • Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
  • Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
  • Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
  • Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
  • Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
  • Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
  • Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.

Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.

Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille

Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident piéton », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.

Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.

Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.

FAQ

Questions fréquentes

Un piéton percuté par un cycliste bénéficie-t-il de la loi Badinter ?

Non, la loi Badinter est réservée aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Un accident avec un cycliste relève de la responsabilité civile de droit commun, généralement couverte par l'assurance responsabilité civile du cycliste.

Comment contraindre un assureur qui tarde à indemniser une victime ?

Une procédure de référé permet de faire ordonner l'expertise médicale et d'obtenir une provision rapidement, tout en exposant l'assureur à une condamnation aux dépens et aux frais de procédure en cas de résistance injustifiée.

Les enfants et les personnes âgées bénéficient-ils d'une protection particulière ?

Oui. Les mineurs, les personnes âgées de plus de 70 ans au moment de l'accident et les personnes titulaires d'un taux d'incapacité au moins égal à 80 % ne peuvent, sauf recherche volontaire du dommage, se voir opposer leur propre faute, quelle qu'elle soit.

Que faire si le conducteur a pris la fuite après avoir percuté un piéton ?

Le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) peut indemniser la victime lorsque le responsable n'a pas pu être identifié, selon une procédure spécifique que l'avocat peut engager pour le compte de la victime.

Quels préjudices sont le plus souvent sous-évalués dans un dossier de piéton renversé ?

L'incidence professionnelle, le préjudice d'agrément et le stress post-traumatique consécutif au choc sont fréquemment sous-évalués dans les premières offres, faute d'une expertise suffisamment approfondie sur ces aspects.

Accident avec un cycliste, un trottinettiste ou un autre usager ?

Un régime différent s'applique : Maître Lionel SARFATI identifie la bonne voie d'indemnisation.

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