Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
40 754 € après une infection consécutive à une chirurgie esthétique à l'étranger
Une garantie contractuelle privée, indépendante de la responsabilité du chirurgien étranger, a permis à Madame S. d'obtenir une indemnisation rapide et complète.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 40 754,22 € (solde net) en réparation du préjudice corporel et du préjudice exceptionnel.
Voie : Protocole amiable, 2022 — Assureur / organisme : BPCE Assurances (garantie contractuelle « GAV Accident Médical »)
Le cadre juridique applicable : la responsabilité médicale
La responsabilité d'un praticien de santé — médecin, chirurgien-dentiste, chirurgien — pour un acte de soins non conforme aux règles de l'art relève du droit commun de la responsabilité civile contractuelle, sur le fondement de l'obligation de moyens qui pèse sur le professionnel de santé. La victime doit démontrer une faute (diagnostic erroné, geste non conforme, défaut d'information), un préjudice, et un lien de causalité entre les deux, généralement établi par une expertise médico-légale contradictoire.
Selon la nature du praticien et de son exercice, l'assurance de responsabilité civile professionnelle mobilisée diffère (assureur individuel du praticien, ou dans certains cas assureur d'un établissement). Lorsque la faute est établie ou reconnue, l'indemnisation du préjudice corporel obéit aux mêmes principes que pour tout dommage corporel : réparation intégrale, poste de préjudice par poste de préjudice, selon la nomenclature Dintilhac.
Les faits
Madame S. avait subi une liposuccion et une abdominoplastie à l'étranger. Une complication infectieuse sévère (à Proteus mirabilis) est survenue, nécessitant une hospitalisation au CHU de la Conception à Marseille.
Le fond du droit : mobiliser une garantie contractuelle sans avoir à trancher la faute d'un praticien étranger
Rechercher la responsabilité d'un chirurgien exerçant à l'étranger est souvent long et incertain pour la victime. Maître Lionel SARFATI a mobilisé une voie alternative : la garantie contractuelle privée souscrite par Madame S. (« GAV Accident Médical »), fondée sur une obligation de sécurité de résultat pour les actes de chirurgie esthétique, indépendamment de la nationalité ou du lieu d'exercice du praticien. Cette stratégie a permis d'obtenir une indemnisation rapide sans attendre l'issue, hypothétique, d'une procédure à l'étranger.
Le résultat
BPCE Assurances a indemnisé Madame S. à hauteur de 40 754,22 € (solde net), incluant la reconnaissance distincte d'un préjudice sexuel et d'un préjudice exceptionnel, aux côtés des postes de préjudice classiques de la nomenclature Dintilhac.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels actuels — les revenus perdus pendant l'arrêt de travail, sous déduction des indemnités journalières versées.
- Dépenses de santé actuelles et futures — restées à charge après remboursement par la CPAM et la mutuelle.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident médical et responsabilité du praticien », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord de la cliente et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
Puis-je être indemnisé après une complication de chirurgie esthétique réalisée à l'étranger ?
Oui, même si la responsabilité du praticien étranger est difficile à établir : une garantie contractuelle privée souscrite en France (type « accident médical » ou « GAV ») peut être mobilisée sur la base d'une obligation de sécurité de résultat, sans avoir à démontrer la faute du chirurgien.
Qu'est-ce qu'un préjudice exceptionnel au sens de la nomenclature Dintilhac ?
C'est un poste de préjudice atypique, propre aux circonstances très particulières d'un dossier, qui ne trouve pas sa place dans les postes classiques (déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique, etc.) mais mérite néanmoins une réparation autonome.
Un résultat insatisfaisant après des soins signifie-t-il automatiquement une faute du praticien ?
Non. Le praticien de santé est en principe tenu à une obligation de moyens, et non de résultat : un résultat décevant n'est pas en soi fautif. C'est l'écart entre les soins réellement prodigués et les règles de l'art qui doit être démontré.
Faut-il obligatoirement passer par une procédure judiciaire pour être indemnisé ?
Non, une voie amiable est possible lorsque l'assureur du praticien reconnaît sa responsabilité à la suite de l'expertise, mais une procédure devant les juridictions compétentes reste nécessaire en cas de contestation persistante.
Peut-on être indemnisé pour un préjudice esthétique consécutif à des soins dentaires ou chirurgicaux non conformes ?
Oui, le préjudice esthétique — temporaire ou permanent — est un poste de préjudice à part entière, indépendant du déficit fonctionnel permanent, qui doit être chiffré spécifiquement lors de l'expertise.
Une complication après une chirurgie esthétique ?
Premier rendez-vous gratuit pour identifier les garanties mobilisables.