Maître Lionel SARFATI
Dommage corporel à Marseille
Défense exclusive des victimes
11 630 € après un piéton renversé, victime mineure au moment des faits
Percutée en traversant, Madame G. a obtenu de la MATMUT une indemnisation revalorisée par le tribunal au-delà de l'offre initiale.
Rédigé par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011
Résultat obtenu : 11 630 € en réparation du préjudice corporel, au-delà de l'offre initiale de l'assureur.
Voie : Référé puis jugement TJ Digne-les-Bains, février 2025 — Assureur : MATMUT
Le cadre juridique applicable : la protection renforcée du piéton par la loi Badinter
Le piéton victime d'un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur bénéficie du régime le plus protecteur prévu par la loi Badinter du 5 juillet 1985. Sauf faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, un piéton conserve son droit à réparation intégrale de son préjudice corporel — y compris, dans de nombreux cas, lorsqu'il a lui-même commis une imprudence (traversée hors passage protégé, par exemple), la faute simple du piéton n'étant en principe pas opposable aux piétons les plus vulnérables (mineurs, personnes âgées de plus de 70 ans, personnes titulaires d'un taux d'incapacité égal ou supérieur à 80 %).
L'assureur du véhicule impliqué doit présenter une offre d'indemnisation dans le délai légal de huit mois (article L.211-9 du code des assurances), sous peine de doublement du taux de l'intérêt légal prévu à l'article L.211-13 en cas de retard ou d'offre manifestement insuffisante.
Les faits
Madame G., piétonne mineure au moment des faits, traversait pour rejoindre son frère lorsqu'elle a été percutée par un véhicule, subissant un traumatisme crânien sans perte de connaissance.
Le fond du droit : obtenir plus que l'offre initiale de l'assureur
La responsabilité n'était pas contestée et le droit à indemnisation intégral a été reconnu dès le référé. Le débat s'est porté sur le quantum : le tribunal a porté les souffrances endurées et le préjudice esthétique au-dessus de l'offre initiale de la MATMUT, jugée insuffisante au regard des éléments médicaux produits.
Le résultat
Madame G. a obtenu 11 630 € en réparation de son préjudice corporel.
Les postes de préjudice indemnisables dans ce type de dossier
L'évaluation du préjudice corporel d'une victime repose en France sur la nomenclature Dintilhac, qui distingue les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, temporaires et permanents. Dans ce type de dossier, plusieurs postes doivent en principe être examinés poste par poste, sans confusion ni globalisation forfaitaire :
- Déficit fonctionnel temporaire (DFT) — la gêne dans les actes de la vie courante pendant la période de soins, jusqu'à la consolidation.
- Déficit fonctionnel permanent (DFP / AIPP) — les séquelles définitives, exprimées en taux d'atteinte à l'intégrité physique et psychique.
- Souffrances endurées (pretium doloris) — les douleurs physiques et morales supportées de l'accident à la consolidation.
- Préjudice esthétique — temporaire et permanent, apprécié indépendamment du DFP.
- Préjudice d'agrément — l'impossibilité ou la limitation de la pratique d'activités sportives ou de loisirs antérieures à l'accident.
- Incidence professionnelle — la perte de chance professionnelle, la dévalorisation sur le marché du travail ou la pénibilité accrue au poste de travail.
- Perte de gains professionnels futurs — lorsque les séquelles empêchent la reprise d'une activité identique ou équivalente.
- Assistance par tierce personne — temporaire ou définitive, pour les actes de la vie quotidienne que la victime ne peut plus accomplir seule.
- Préjudice de stress post-traumatique — reconnu au titre des souffrances endurées ou, selon les cas, d'un poste spécifique lorsqu'il est objectivé par l'expertise psychiatrique.
Chaque poste doit être chiffré individuellement, sur la base du rapport d'expertise médicale, des pièces justificatives produites par la victime et, le cas échéant, du référentiel indicatif de la Cour d'appel compétente. Une évaluation globale et non détaillée du préjudice constitue souvent un indice d'indemnisation insuffisante.
Pourquoi être assisté par Maître Lionel SARFATI, avocat en dommage corporel à Marseille
Maître Lionel SARFATI est avocat au Barreau de Marseille, spécialisé en droit du dommage corporel. Il intervient exclusivement pour la défense des victimes — jamais pour le compte des assureurs — dans les dossiers de type « accident piéton », à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et plus largement en région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Cette pratique, centrée sur l'indemnisation des victimes de dommage corporel, lui permet de maîtriser à la fois les aspects juridiques, médicaux et assurantiels propres à ce type de dossier : lecture critique des rapports d'expertise, chiffrage des différents postes de préjudice selon la nomenclature Dintilhac, discussion technique avec les médecins-conseils des compagnies d'assurance, et négociation ou contentieux lorsque l'offre proposée est insuffisante.
Consulter un avocat spécialisé en dommage corporel dès les premières démarches permet à la victime d'éviter les pièges les plus fréquents : signer une transaction hâtive sur la base d'une offre sous-évaluée, se présenter seule à l'expertise médicale sans être assistée d'un médecin-conseil de victime, ou laisser expirer des délais qui conditionnent parfois le droit à indemnisation intégrale.
Résultat anonymisé, présenté avec l'accord du client et dans le respect de sa confidentialité. Les résultats passés ne préjugent pas de l'issue d'un autre dossier, chaque situation dépendant de circonstances de fait qui lui sont propres.
Questions fréquentes
L'offre initiale d'un assureur pour un mineur victime est-elle toujours suffisante ?
Pas nécessairement. Comme pour tout dossier, l'offre doit être vérifiée poste par poste au regard du rapport d'expertise ; le tribunal peut retenir des montants supérieurs si l'offre est insuffisante.
Qui perçoit l'indemnisation d'un enfant mineur victime d'un accident ?
Les sommes allouées à un mineur sont en principe versées sur un compte bloqué géré par ses représentants légaux, sous le contrôle éventuel du juge des tutelles, jusqu'à sa majorité.
Un piéton percuté par un cycliste bénéficie-t-il du même régime que la loi Badinter ?
Non. La loi Badinter s'applique aux accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur. Un accident causé par un cycliste relève du droit commun de la responsabilité civile (notamment l'article 1240 du code civil), ce qui suppose de démontrer une faute du cycliste responsable.
Combien de temps un dossier de piéton blessé met-il à se conclure ?
La durée dépend de la gravité des blessures et du délai de consolidation médicale. Des provisions peuvent être sollicitées avant l'indemnisation définitive, notamment en cas de traumatisme sévère nécessitant une prise en charge prolongée.
Un piéton traversant hors des clous peut-il tout de même être indemnisé ?
Oui, dans la grande majorité des cas. La loi Badinter protège fortement le piéton : seule une faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, peut exclure ou réduire son droit à indemnisation — une notion appréciée strictement par les tribunaux.
Un mineur victime d'un accident de la route ?
Premier rendez-vous gratuit pour évaluer ses droits à indemnisation.