AccueilJurisprudence expliquéeMon proche m’a aidé gratuitement : cette aide vaut-elle zéro ?
Décision judiciaire expliquée aux victimes

Mon proche m’a aidé gratuitement : cette aide vaut-elle zéro ?

Un proche vous a aidé gratuitement après l’accident : comprendre la décision du 24 septembre 2020, ses limites et les preuves utiles.

Par Maître Lionel SARFATI · Publié et vérifié le

Que s’était-il passé ?

Après un accident de la circulation, une victime avait perdu une partie de son autonomie avant la consolidation. Son épouse l’avait aidée dans la vie quotidienne. La cour d’appel avait admis le principe d’une tierce personne temporaire, mais retenu un taux horaire diminué après déduction des charges sociales, précisément parce que l’aide avait été apportée gratuitement au sein de la famille.

La deuxième chambre civile a cassé cette partie de la décision. Elle énonce que l’indemnité allouée au titre de l’assistance d’une tierce personne ne peut être réduite en cas d’assistance familiale ni être subordonnée à la justification de dépenses effectives. La cassation portait donc sur la méthode d’évaluation, et non sur un tarif horaire universel.

Ce que la décision change réellement

Le besoin d’aide est évalué à partir de l’autonomie perdue : se laver, s’habiller, préparer les repas, faire les courses, conduire, surveiller la victime ou assurer certaines tâches du foyer. Le fait que l’épouse, le conjoint, un parent ou un enfant ait assumé ces gestes sans rémunération ne fait pas disparaître le dommage. Le responsable ne peut profiter de la solidarité familiale.

La décision ne fixe toutefois aucun barème obligatoire. Le nombre d’heures, la qualification de l’aide, la période et le coût horaire restent appréciés au regard du rapport d’expertise, des besoins et des éléments débattus. C’est la raison pour laquelle le calculateur propose seulement une fourchette de travail pour la tierce personne temporaire.

Quelles limites ne faut-il pas oublier ?

Comprendre l’indemnisation de la tierce personneEstimer certains postes après consolidation
Responsable éditorial : Maître Lionel SARFATI
Avocat au Barreau de Marseille, pratique exclusivement consacrée à la défense des victimes. Consulter la méthodologie du cabinet.

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