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Résultats obtenus — accidents de la circulation

Accident de voiture sur un état antérieur : 4 dossiers où les séquelles ont été indemnisées

Arthrose, état dégénératif, cervicalgies anciennes : l’assureur invoque souvent l’état antérieur pour réduire l’indemnisation. Ces quatre dossiers montrent comment distinguer ce qui relève de l’accident. Montants obtenus : de 6 800 € à 10 768 €.

Dossiers présentés par Maître Lionel SARFATI, avocat au Barreau de Marseille depuis 2011 · Mis à jour le

Les 4 dossiers en un coup d’œil

Chaque ligne renvoie au dossier détaillé plus bas : les faits, la difficulté rencontrée, l’expertise et le résultat obtenu.

Situation et difficulté traitéeAssureur ou organisme payeurRésultat obtenu
Accident frontal : distinction entre séquelles traumatiques et arthroseMACIF9 440 €
Malgré un état dégénératif et l'absence d'arrêt de travailPACIFICA10 768 €
Pour des cervicalgies malgré un état antérieur sans incidenceMACIF6 800 €
Demande de doublement des intérêts légaux rejetée par le tribunalMAAF Assurances SA7 710,30 €

Le cadre juridique de ces dossiers

Un accident impliquant un véhicule terrestre à moteur relève de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, dite loi Badinter. Le passager, victime non conductrice, bénéficie de la protection de son article 3 : sa faute ordinaire ne peut pas lui être opposée. En revanche, lorsque la victime conduisait un véhicule motorisé, l'article 4 permet que sa propre faute limite ou exclue son indemnisation. Le statut de la victime et les circonstances doivent donc être vérifiés avant de chiffrer le dommage.

Lorsqu'une demande d'indemnisation est présentée, l'article L.211-9 du code des assurances impose, si la responsabilité n'est pas contestée et si le dommage est entièrement quantifié, une offre motivée dans les trois mois de la demande. À défaut, l'assureur doit apporter dans ce même délai une réponse motivée aux éléments invoqués. Pour une atteinte corporelle, une offre doit en tout état de cause intervenir au plus tard dans les huit mois de l'accident ; elle peut être provisionnelle si la consolidation n'était pas connue de l'assureur dans les trois mois de l'accident, puis doit devenir définitive dans les cinq mois suivant l'information sur la consolidation. Le délai le plus favorable à la victime s'applique. L'article L.211-13 sanctionne le retard par le doublement du taux de l'intérêt légal ; une offre manifestement insuffisante ou incomplète peut être assimilée par le juge à une absence d'offre.

Les dossiers détaillés

Accident de la circulation — état antérieur

9 440 € après un accident frontal : distinguer traumatisme et arthrose antérieure

Après une collision frontale, l'expertise a distingué les séquelles imputables à l'accident des douleurs de genou relevant d'un état arthrosique antérieur.

Résultat obtenu : 9 440 € d'indemnisation.

Voie : protocole amiable — Assureur ou organisme payeur : MACIF.

Arthrose après un choc frontal : les faits du dossier

La personne blessée se trouvait à l'arrière d'un véhicule lorsqu'une autre automobile a franchi un feu rouge et provoqué une collision frontale.

Difficulté médico-légale : arthrose après un choc frontal

Des douleurs cervicales, lombaires et aux genoux étaient décrites. L'enjeu médico-légal consistait à isoler les conséquences traumatiques de l'accident d'une arthrose bilatérale et d'un genu varum préexistants.

Expertise médicale : arthrose après un choc frontal

L'expert a retenu les séquelles cervicales et lombaires, mais n'a pas rattaché de séquelle permanente des genoux à l'accident. Il a fixé les souffrances endurées à 2/7 et le déficit fonctionnel permanent à 3 %.

Résultat obtenu : 9 440 € — arthrose après un choc frontal

Le protocole amiable conclu avec MACIF a fixé l'indemnisation totale à 9 440 €.

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Accident de la circulation — état antérieur

10 768 € malgré un état dégénératif et l'absence d'arrêt de travail

Après un choc latéral causé par un refus de priorité, l'expertise a distingué les lésions traumatiques du rachis d'un état dégénératif antérieur.

Résultat obtenu : 10 768 € d'indemnisation.

Voie : protocole amiable — Assureur ou organisme payeur : PACIFICA.

Séquelles sur état dégénératif : les faits du dossier

Un véhicule a été percuté latéralement par une automobile qui n'avait pas respecté la priorité. Le choc a provoqué des douleurs sur l'ensemble du rachis, des douleurs intercostales et une anxiété.

Difficulté médico-légale : séquelles sur état dégénératif

La personne blessée, qui exerçait un métier de conduite d'engins, avait poursuivi son activité. L'absence d'arrêt de travail ne supprimait pas les douleurs ni les soins. L'état dégénératif cervical et lombaire devait être analysé sans effacer les conséquences du choc.

Expertise médicale : séquelles sur état dégénératif

L'expert a retenu des souffrances endurées de 2,5/7 et un déficit fonctionnel permanent de 2 %. Un événement sportif évoqué dans le dossier n'a pas été rattaché à l'accident.

Résultat obtenu : 10 768 € — séquelles sur état dégénératif

Le protocole amiable conclu avec PACIFICA a fixé l'indemnisation totale à 10 768 €.

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Accident de la circulation — imputabilité

6 800 € pour des cervicalgies malgré un état antérieur sans incidence

L'expertise a distingué les cervicalgies imputables à l'accident d'éléments antérieurs qui n'interféraient pas avec l'évolution traumatique retenue.

Résultat obtenu : 6 800 € d'indemnisation.

Voie : protocole amiable — Assureur ou organisme payeur : MACIF.

Cervicalgies avec état antérieur : les faits du dossier

À la suite d'un accident de la circulation, des cervicalgies ont nécessité des soins et trente-cinq séances de rééducation.

Difficulté médico-légale : cervicalgies avec état antérieur

L'imagerie révélait un état dégénératif cervical et la personne disposait par ailleurs d'une invalidité de catégorie 2. Il fallait déterminer si ces éléments modifiaient l'imputabilité des symptômes post-traumatiques.

Expertise médicale : cervicalgies avec état antérieur

L'expert a considéré que ces antécédents n'interféraient pas avec les séquelles retenues. Les souffrances endurées ont été évaluées à 2/7 et le déficit fonctionnel permanent à 2 %.

Résultat obtenu : 6 800 € — cervicalgies avec état antérieur

Le protocole amiable conclu avec MACIF a fixé l'indemnisation totale à 6 800 €.

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Marseille — accident de la circulation

7 710 € après un accident de la route, cervicalgies sur état antérieur

Victime d'un choc frontal ayant aggravé une cervicarthrose préexistante, la victime a obtenu réparation auprès de la MAAF, le tribunal ayant toutefois jugé que l'assureur avait respecté les délais légaux d'offre.

Résultat obtenu : 7 710,30 € en réparation du préjudice corporel.

Voie : Provision de référé puis jugement TJ Digne-les-Bains, février 2025 — Assureur : MAAF Assurances SA

Cervicalgies sur état antérieur : les faits du dossier

La victime a subi un choc frontal côté avant gauche à Marseille, entraînant une contusion du rachis cervical sur un état de cervicarthrose préexistant.

Le fond du droit : le doublement des intérêts légaux n'est pas automatique

Une provision de 2 500 € a d'abord été obtenue en référé. Devant le tribunal, Maître Lionel SARFATI a sollicité le doublement des intérêts légaux, mais celui-ci a cette fois été rejeté, le tribunal ayant jugé que la MAAF avait respecté le délai légal pour formuler son offre. Ce dossier illustre honnêtement que cette sanction, obtenue dans d'autres affaires de Maître Lionel SARFATI, dépend strictement du respect ou non des délais par l'assureur — elle n'est jamais acquise d'avance.

Résultat obtenu : 7 710 € — cervicalgies sur état antérieur

La victime a obtenu 7 710,30 €, un résultat en-deçà de la demande initiale sur ce point précis, mais l'article 700 du code de procédure civile a néanmoins été alloué.

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Dossiers présentés sans nom, sans initiale et sans coordonnée personnelle, avec l’accord des clients et dans le respect de leur confidentialité. Les faits sont limités aux éléments utiles à la compréhension de la difficulté traitée. Chaque montant dépend des circonstances et des pièces propres au dossier : les résultats passés ne préjugent pas de l’issue d’un autre dossier.

FAQ

Questions fréquentes

Un état antérieur (cervicarthrose) empêche-t-il toute indemnisation après un accident ?

Non. Une cervicarthrose asymptomatique révélée par l'accident ne peut pas, par sa seule existence, réduire le droit à réparation. Si elle était déjà symptomatique ou suivait une évolution propre, l'expert doit distinguer ce qui préexistait des lésions nouvelles ou de l'aggravation causée par l'accident.

Pourquoi l'expertise médicale est-elle déterminante ?

Elle permet de fixer l'imputabilité, la consolidation et les postes de préjudice. Elle doit être préparée à partir d'une chronologie complète des symptômes, soins et répercussions concrètes.

Comment le montant de l'indemnisation est-il déterminé ?

Le montant résulte d'un chiffrage individualisé des postes de préjudice retenus après l'expertise médicale, en fonction des justificatifs et des conséquences propres au dossier.

Quel est le délai pour être indemnisé après un accident de la circulation ?

Lorsque la responsabilité n'est pas contestée et que le dommage est entièrement quantifié, l'article L.211-9 prévoit une offre motivée dans les trois mois de la demande ; sinon, une réponse motivée est due dans ce délai. Pour une atteinte corporelle, une offre doit en tout état de cause intervenir au plus tard dans les huit mois de l'accident. Elle peut être provisionnelle si la consolidation n'était pas connue dans les trois mois de l'accident, puis doit devenir définitive dans les cinq mois suivant l'information de l'assureur sur la consolidation. Le délai le plus favorable à la victime s'applique.

Que se passe-t-il si le conducteur responsable n'est pas assuré ou n'a pas été identifié ?

Le FGAO peut intervenir sous ses autres conditions. Si le responsable est inconnu, la demande doit être adressée au Fonds dans les trois ans de l'accident et un accord conclu ou une action engagée contre lui dans les cinq ans. S'il est connu, la demande au Fonds doit intervenir dans l'année de la transaction ou de la décision de justice passée en force de chose jugée ; dans les cinq ans de l'accident, la victime doit avoir transigé avec le responsable ou agi contre lui. L'article R.421-12 prévoit des règles particulières en cas d'ignorance du dommage ou d'impossibilité d'agir.

Un passager peut-il être indemnisé même si le conducteur est responsable de l'accident ?

Oui. Le passager est une victime non conductrice au sens de la loi Badinter. Sa faute ordinaire ne peut pas réduire son indemnisation corporelle ; seule une faute inexcusable, cause exclusive de l'accident, peut en principe lui être opposée. L'indemnisation reste exclue si la victime a volontairement recherché le dommage qu'elle a subi.

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